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Tensions en Nouvelle-Zélande autour d'une loi assimilée à une surveillance des citoyens

Publié par Kiergaard sur 29 Août 2013, 11:46am

Catégories : #Géopolitique-International

  • Suite de ce que j'avais pu développer dans un précédent article.
  • Suite à l'affaire Megaupload, le gouvernement néo-zélandais avait mis en marche une loi controversée donnant plus de pouvoir à ses services de renseignement (GCSB). (Le fondateur, non moins controversé, de Megaupload avait affirmé que cela s'était fait sur la base de "menaces imaginaires").
  • L'an dernier, le premier ministre avait même du présenter des excuses pour l'arrestation arbitraire (selon les propres termes des officiels en charge du dossier) de Kim Dotcom. Pour ne plus avoir à revivre cela, le gouvernement aurait décidé de créer un cadre légal permettant ce type d'action.
  • Différents revirements sont intervenus depuis :
    - La loi controversée a été votée la semaine dernière (à 2 voix près), elle définit le cadre légal permettant au renseignement de collecter des données sur les citoyens néo-zélandais. Le débat se cristallise sur le fait que le renseignement soit directement autorisé à collecter et analyser des données, alors que la précédente législation lui prohibait sous réserve d'une coopération avec des agences plus officielles ou transparentes. La New Zeland Law Society avait même émis de très sérieux doutes sur la légalité du texte... Néanmoins il fut voté.
    - Les hackers néo-zélandais, par le biais d'Anonymous, ont publié une vidéo dans laquelle ils se proposent de lancer une opération "Kiwi Freedom" consistant à élargir leurs actions et même à révéler certains éléments compromettants sur des députés et membres du gouvernement.
    - Aujourd'hui, la police néo-zélandaise a publié un communiqué ou elle affirme qu'aucune action criminelle ne peut être menée contre quiconque sur les allégations selon lesquelles le GCSB aurait mené des écoutes illégales sur la personne de Kim Dotcom (ce qui va surement relancer les tensions). L'enquête découlait d'une plainte d'un député suite à une lettre de l'inspecteur général de l'intelligence et de la sécurité auprès du premier ministre qui concluait à l'illégalité de l'écoute. : "Bien que le personnel du GCSB a commis l'acte prohibé par l'article 216B de la loi pénale de 1961 , ils n'avaient pas l'intention nécessaire pour satisfaire les éléments de l'infraction et être considéré comme pénalement responsable". l''accent est mis sur le fait de remédier à des lacunes et à des dysfonctionnements internes.
  • Affaire à suivre...

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