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Les services de renseignement britanniques derrière le piratage de l'entreprise Belgacom

Publié par Kiergaard sur 21 Septembre 2013, 09:19am

Catégories : #Géopolitique-International

Der Spiegel (via Le Monde) :

"Sur la base de documents fournis par l'ancien consultant de la NSA, Edward Snowden, le Spiegel montre que la manœuvre, baptisée "opération socialiste", visait à "mettre en place une meilleure exploitation de Belgacom" et améliorer la compréhension de son fonctionnement par le GCHQ.

En place depuis 2010, elle fonctionnait notamment grâce à une technique appelée "quantum insert", ou "insertion quantique", qui consiste à rediriger discrètement des employés de l'entreprise vers de faux sites Internet pour installer à leur insu des logiciels espions sur leur machine. Grâce à ces portes dérobées, le GCHQ aurait eu accès à une bonne partie de l'infrastructure de Belgacom. D'après les documents, le GCHQ prévoyait également d'accéder au routeur central de la Belgique, qui dirige tout le trafic à destination et en provenance de l'étranger.
[...]

Les dernières révélations du Spiegel semblent confirmer que ni le gouvernement belge ni la direction de Belgacom n'étaient au courant, et encore moins partenaires de cette surveillance, comme ce peut être le cas en Allemagne.

Après avoir reçu en juillet une plainte de Belgacom pour "accès non autorisé" à son système informatique interne, le parquet fédéral belge a estimé que le piratage à grande échelle décelé n'était possible que moyennant des moyens financiers et logistiques "considérables". La complexité et l'ampleur de l'intrusion "orientent les investigations vers une opération internationale d'espionnage étatique", avait-il précisé, visant en filigrane la NSA. Le premier ministre Elio di Rupo avait dénoncé une "violation de l'intégrité d'une entreprise publique".

Belgacom assure aujourd'hui avoir "détecté" et "éradiqué" le virus."

  • Cet article (levif) paru il y a 3 jours est également révélateur : Notamment dans sa conclusion : "Ce qui étonne surtout, c'est que les méthodes utilisées par ces menaces sont connues. La plupart ont été conçues voilà des années et sont désormais largement documentées, du moins dans leurs grandes lignes. Qu'il ait fallu deux ans à une cible stratégique comme le premier opérateur de téléphonie belge pour découvrir l'infection est révélateur. Soit sur le niveau de technologie mis en oeuvre, soit sur la confiance trop béate accordée à certains pays alliés, soit sur le manque de vigilance ou d'expertise belge en matière de cyberattaques. Qu'il ait fallu confier le nettoyage du système de Belgacom à une entreprise néerlandaise spécialisée ne rassure guère sur la troisième option."

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