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Les dirigeants européens soupapes de plus en plus précaires

Publié par Kiergaard sur 20 Mai 2013, 13:19pm

Catégories : #Politique

Il se passe aujourd'hui en Italie et plus largement dans la plupart des pays de la zone euro quelque chose qui doit faire cogiter pas mal les responsables politiques nationaux et européens et les communicants : la chute de plus en plus rapide de la popularité des dirigeants. On peut certes parler de période de crise etc... Il n'en demeure pas moins qu'actuellement la popularité du "gouvernement d'union nationale" vendue comme la solution miracle est déjà rendue a 34% de popularité... (Source). Bien sur on peut mettre cela sur le dos de la crise, que le bas peuple est incapable de voir ce qui est bon pour lui et qu'il n'acceptera jamais les réformes douloureuses etc... Mais bon sur fond de scandales, d'arrangements, de condamnations pénales etc, c'est le peuple qui travaille néanmoins et c'est également lui qui souffre des conséquences de la crise qui a éclaté sous les mandatures ou les responsabilités des mêmes qui prétendent les sauver.

La situation n'est pas autre en France, en Grande-Bretagne, au Portugal ou en Espagne ou on tourne autour autour des 25-30% de popularité des dirigeants (qui sont souvent à peine dans leur première moitié de mandat)... Quand on connaît la bipolarisation de la vie politique dans ces états, une base d'à peine 20% (5-10% sont volatiles) de soutien n'offre aucune légitimité à la prise de décision. Même des réformes qui pourraient obtenir un consensus sont systématiquement contaminées par cette impopularité, le débat est vicié... C'est paradoxalement quand presque tout le monde souffre d'une même situation que les clivages se font les plus vifs en raison de la polarisation de la vie politique.

Quand la politique doit être le moyen pour les citoyens de faire entendre leur voix, l'outil institutionnel politicien et les partis politiques traditionnels n'offrent rien de mieux que le clivage, la tension et la surenchère et sont donc un obstacle à une réflexion collective.

Si l'union nationale des mêmes qui ont plongé dans la crise et qui s'écharpent à longueur de temps ne peut être une solution il faut penser une nouvelle organisation politique au niveau national, sous peine de bientôt voir les technocrates (au sens classique) s'interroger sur le "niveau de décision pertinent" pour sortir de la crise et décider de la politique économique... (ce qui a déjà fortement commencé en l'absence de résistances nationales).

Tandis que la tension monte dans les états, les décisions se prennent ailleurs. Mais les dirigeants européens et la fausse alternance vont ils rester des soupapes efficaces ?

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