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Les cauchemards de l'immobilier pékinois

Publié par Kiergaard sur 7 Août 2013, 10:59am

Catégories : #Actualité économique et financière

Dans le contexte de l'arrivée de nombreux habitants des campagnes en ville, la situation est très grave dans la capitale chinoise et une nouvelle directive vient fixer le cadre juridique applicable. L'occasion pour The Economist Observer de dresser un état des lieux.

  • Au vu du contenu de la directive en question, on peut en effet raisonnablement s'inquiéter de la situation actuelle. En effet la directive interdit de louer comme chambre les salles de bain, les balcons, les cuisines et les rangements...
  • L'article débute en suivant l'itinéraire de Wang Mengyun, jeune diplômée qui gagne actuellement sa vie comme employée dans une business d'import de vins. Elle se déclare satisfaite de ses 7mètres carré dans une ancienne cuisine disposant d'une fenêtre : "la plus grande pièce dans laquelle elle ait jamais vécu à Pékin". Le propriétaire souligne que les "cuisines disposant habituellement d'une fenêtre, les éventuels locataires s'y ruent". Néanmoins MengYun craint de devoir changer pour la "9ème" fois d'endroit en raison de l'entrée en vigueur des nouvelles directives, sa dernière éviction remontant également à la mise en œuvre d'un programme officiel (un appartement de 120 mètres carrés divisés en 13 chambres (la sienne de 5 mètres carré) et où il fallait faire la queue pour n'importe quoi).
  • Lors de la mise en oeuvre du programme, les "colporteurs" qui géraient les locations ont disparu après avoir encaissé les loyers et le gouvernement a coupé l'électricité puis évacué les lieux. L'évacuation s'est faite sans aucun avertissement pour les occupants. Néanmoins les groupes de locations de ces chambres ont refait surface en augmentant très légèrement la surface habitable.
  • L'origine de ce système provient des vastes immeubles réalisés dans le cadre du plan "affordable housing" que les propriétaires ont immédiatement remis aux mains de groupes qui les ont réaménager de manière à les subdiviser pour la population migrante. Les sous-loyers totaux obtenus sont largement supérieurs au loyer total payé à l'origine par le locataire s'il possédait l'intégralité de l'appartement (du simple au triple). Il y a donc un effet pervers du système avec des propriétaires qui gagnent beaucoup plus en entassant les locataires...
  • On estime le nombre de migrants à 7 millions rien qu'à Pékin

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