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Le mythe de la démocratie occidentale : "le biais nécessaire" de l'oligarchie

Publié par Kiergaard sur 22 Avril 2013, 07:18am

Je partage ici un article de Guillaume de Rouville sur mondialisation.ca paru sur Sott.net (SOURCE) intitulé : "L'oligarchie a fait un rêve : le mythe de la démocratie occidentale".
L'article est remarquablement structuré et sa lecture est fluide. Je me borne donc à une présentation succincte.

L'article vise à interroger les mythes des conquêtes démocratiques à travers une vision critique analysant le processus démocratique occidental comme autant d'"adaptations" mises en œuvre par l'oligarchie en place pour consolider sa domination. Sans remettre en cause les luttes qui ont pu se produire à travers l'histoire, l'auteur postule qu'elles n'ont jamais atteint le cœur du système, à savoir la domination d'une oligarchie sur l'ensemble des pouvoirs.

Il part des origines de la démocratie qui fut construite par l'oligarchie et portait donc en elle les germes d'un 'bouclier' contre les colères populaires (système représentatif ("caution morale"), multipartisme de façade etc...). Pratiques économiques ou géopolitiques révoltantes faites au nom de la démocratie par certaines puissances ne sont que la traduction l'instrument de protection qu'est la démocratie pour l'oligarchie qui en est l'architecte et le metteur en scène.
Instrument de protection autant que de domination de l'oligarchie, la démocratie occidentale est fortement insérée dans la société et les luttes périphériques, sociétales qui se produisent sporadiquement sont vaines pour contester le cœur du système.

L'analyse des révolutions française et américaine se traduit par la caractérisation d'un marché de dupes. Il y aurait avènement d'une "démocratie juridique" mais irréelle à base de droits concédés qui sont autant de "promesses" pour justifier l'exploitation des faibles et néanmoins d'espoirs pour un peuple "prisonnier de sa propre souveraineté". Les évolutions de la démocratie occidentale subséquentes auraient été le fruit des adaptations nécessaires du capitalisme occidental naissant qui se développait (étendre le marché en levant certaines barrières culturelles après la seconde guerre mondiale par exemple).

Instrument de protection de l'oligarchie, la démocratie occidentale repose sur une légitimité apparente qui dilue les responsabilités en offrant parfois quelques têtes à couper, elle déresponsabilise donc. Elle désarme ensuite les citoyens par la caution morale permise par le système représentatif qui fait passer une révolte pour une atteinte à la volonté d'un peuple dont le "moyen indépassable" d'expression résiderait dans le vote. Enfin elle déculpabilise en diluant l'aléa moral dans le dogme de l'infaillibilité démocratique et la caution du vote.

Instrument de domination, la démocratie occidentale dissocie le pouvoir symbolique du peuple du pouvoir réel des représentants tout en offrant l'illusion de la symbiose des 2. Le vote serait "une offrande faite à un Dieu tout puissant". Les mécanismes de cette démocratie n'offrent que des "droits impuissants" (qui ne remettent pas en cause le système). L'oligarchie peut exercer toutes les fonctions régaliennes en s'affranchissant parfois même des mécanismes étatiques (perte de la souveraineté monétaire et économique, organisations internationales etc...).

L'auteur déconstruit enfin 3 mythes de conquête du peuple sur l'oligarchie : La guerre civile américaine, l'instauration de la IIIeme République et l'indépendance de l'Inde.

"L'oligarchie a instrumentalisé la démocratie pour accomplir un rêve qu'elle aurait pu formuler de la manière suivante :



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