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Financial Times : Une holding basée au Luxembourg pour gérer les privatisations grecques ?

Publié par Kiergaard sur 29 Août 2013, 17:45pm

Catégories : #Actualité économique et financière

Express.be

  • Bientôt ils enverront des inspecteurs des impôts luxembourgeois (vu qu'ils n'ont rien à faire au Luxembourg).

"Le Financial Times a eu connaissance d’un rapport émanant du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui évoque le remaniement du programme de privatisation de la Grèce par un transfert de la gestion de la revente des biens immobiliers publics grecs à une holding basée au Luxembourg dirigée par des experts étrangers.

L’agence de privatisation actuellement chargée de cette revente, l’Hellenic Republic Assets Development Fund, gère un portefeuille de 80.000 propriétés publiques, équipements touristiques, ou terrains, estimés à au moins 20 milliards d’euros. Mais elle rencontre en effet des difficultés bureaucratiques qui l’ont empêché de réaliser ses objectifs. [...]

Lorsque le second plan de sauvetage avait été accordé à la Grèce, les officiels de la troïka avaient estimé que les privatisations permettraient de lever 9,2 milliards d’euros d’ici la fin de cette année, et 19 milliards d’euros d’ici 2015. Mais un examen de la situation réalisé en juillet a révélé que les rentrées des privatisations ne se monteraient qu’à 3,2 milliards d’euros pour cette année, et qu’elles ne dégageraient que 8,7 milliards d’euros d’ici 2015.

Selon le plan, la nouvelle société reprendrait la gestion de ce portefeuille en toute indépendance, et elle aurait la capacité de revendre des biens ou de faire ce qu’il faut pour les rendre attractifs aux yeux d’acquéreurs potentiels. Le gouvernement grec conserverait cependant le contrôle de la décision finale de revente des biens. Il pourrait donc s’opposer à la conclusion de certaines ventes.

Le parti grec d’extrême gauche, Syriza, a estimé que le plan était « une atteinte pour la souveraineté et la dignité nationales ».

Les privatisations sont la seule manière pour la Grèce d’alléger sa dette de façon importante, et la lente progression de leur programme fait craindre la nécessité d’une nouvelle restructuration au détriment des créanciers de la Grèce. Or, les politiciens allemands rejettent fermement cette possibilité. Récemment, beaucoup de politiques ont évoqué que le pays ne pourrait s’en sortir sans un 3ème plan de sauvetage.

Le Financial Times indique que la Finlande, le Fonds Monétaire International, et la Banque Centrale Européenne soutiennent activement ce plan de délocalisation de la gestion du programme de privatisations, alors que la Commission est plus réservée."

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