Points de vue alternatifs

Analyse et veille des médias internationaux : géopolitique, économie, numérique...


Document de travail : "Le risque systémique transatlantique" (nature, remèdes)

Publié par Kiergaard sur 26 Septembre 2013, 16:13pm

Catégories : #Réflexions économiques

Un peu de vulgarisation : A la lecture de ce papier on a quand même l'impression que l'on fait fausse route au niveau des stratégies de régulation depuis 5 ans...

Source : Trapp, Monika; Wewel, Claudio (2013) : "Transatlantic systemic risk", Center for Financial Research, University of Cologne, Working Paper, No. 12-10, juin 2013

Enseignements :
1° Ce sont les expositions des banques à des facteurs de risque communs qui jouent un rôle majeur dans le risque systémique plus qu'une éventuelle contagion. Cela est mis en évidence par le fait que :
- Les relations entre secteurs financiers américain et européen sont plus faibles que le risque systémique de chacune des deux régions.
- Le faible degré de liaison transatlantique ne peut pas expliquer que la crise des subprimes aient augmenté de manière plus importante le risque systémique en Europe qu'aux USA, invalidant ainsi la théorie de la contagion.
2° La dépendance entre le secteur bancaire et les secteurs réels de l'économie est limitée : la dépendance entre n'importe quels secteurs réels de l'économie est plus importante que la dépendance entre le secteur bancaire et l'un de ces secteurs réels.

Conséquences :
1° Ce sont les chocs communs liés à l'intégration croissante du marché bancaire mondial qui sont les plus à craindre plutôt que la contagion consécutive à l'exposition d'une banque à une autre ou à un secteur particulier de l'économie (soit le discours officiel de la contagion et à l'exposition depuis le départ). Traiter ces connexions ne nécessite pas, pour les auteurs, de mettre en place un régulateur supranational mais de conserver des autorités nationales dans un cadre normatif harmonisé.
2° "La faible dépendance des entreprises du secteur réel aux banques montre que l'importance du secteur bancaire comme fournisseur de capitaux au secteur réel est limitée. Bien que ce résultat puisse dépendre en partie de notre échantillon, il suggère que les craintes d'un resserrement du crédit qui résulterait de la défaillance d'une grande banque internationale sont peut-être exagérées. Au lieu de fournir des liquidités illimitées au système bancaire dans son ensemble, les régulateurs devraient donc (i) améliorer l'accès des entreprises du secteur réel au marché des capitaux et (ii) continuer à limiter l'exposition entre les grandes banques internationales et les banques qui fournissent la plus grande part des prêts pour les entreprises du secteur réel.

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents