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Ukraine : Dynamiques du conflit dans le Donbass (Partie 1 : Le plan militaire)

Publié par Joachim Bergoug sur 15 Août 2014, 18:40pm

Catégories : #Géopolitique-International

La dimension prise par le conflit dans l'est-ukrainien autorise désormais une réflexion sur les dynamiques qui structurent par ce dernier depuis les premiers troubles consécutifs à la prise de pouvoir des forces d'opposition à I'ancien président Ianoukovitch. On considérera la manière dont ce conflit évolue, et pourrait évoluer, sur les plans militaire, géopolitique, politique, économique et social.

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Pour ne pas alourdir inutilement le propos et parce que cet article est également un article de réflexion, je limiterai les liens externes dans son contenu. Voici néanmoins les sources utilisées depuis quelques mois pour mes articles et à suivre pour saisir cette crise :

Agences de presse : Unian, Ukrinform (Ukraine), AFP, Reuters, Bloomberg, Associated Press, RIA, Interfax (Russie et Ukraine), ATS, ANSA.

Journaux généralistes susceptibles de produire des enquêtes ou du contenu substantiel sur le sujet (non exhaustif) : Epravda, Ukraine Business Online, Pravda, RBC, Gazeta, Kyiv Post (Ukraine), Russia Today, Novaïa Gazeta, Kommersant, Vesti, Lenta (Russie), New York Times, Washington Post, Wall Street Journal (US), The Independant, The Times, The Guardian (UK), Le Monde, Le Figaro (FR), Spiegel, Süddeutsche Zeitung, Die Welt (ALL), The Baltic Times, PostTimes, Finland Times (États-Baltes et Scandinavie), Balkans Insight (Balkans)

Organismes de recherche, de sondages, de défense des droits de l'homme ou publications spécialisées : En vrac : The National, Military Times, The Diplomat, Human Rights Watch, Amnesty International, Russian Council, KIIS, SOCIS, Razumkov Center, Levada, Pew Research Center, Diploweb, CFR, Institute, FPRI, Brookings, IRIS, CSIS, Stratfor, Bruegel etc...

Sites institutionnels : Rada, Kmu.gov.ua, President.gov.ua, Rnbo.gov.ua (CNDS), Sbu.gov.ua (SBU), Mvs.gov.ua (Intérieur) (Ukraine), OTAN, Assemblée Parlementaire de l'OTAN, Mil.ru (Défense), Kremlin, Mid.ru (Aff. Étr) (Russie), White House, Department of State, Department of Treasury (USA), Ministère des Affaires étrangères (France), Federal Foreign Office (Allemagne), @CarlBildt (MAE Suède), Foreign Office, Foreign Affairs Committee (Gouv. et Parl. UK), ONU, Union Européenne : Action Extérieur, Conseil de l'Europe, Conseil de l'Union Européenne, Commission Européenne, Parlement Européen...

Ukraine : Dynamiques du conflit dans le Donbass (Partie 1 : Le plan militaire)

Partie 1 - Dynamique militaire du conflit : Milices, Mercenaires, "Terroristes" : Une escalade graduelle proche de son dénouement ? 

 

  • Aux origines du conflit armé : Changement de pouvoir, légitimité, armées privées et réseaux

​Le renversement d'un pouvoir politique au lendemain d'un accord diplomatique censé ouvrir la voie à un réglement pacifique d'une contestation qui avait évoluée en une spirale de violences n'a pas été de nature à apaiser la situation dans l'est et le sud de l'Ukraine. Certains dirigeants européens en avaient pleinement conscience. Dans sa conversation avec Catherine Ashton, qui a fuité juste après la chute de Ianoukovich, le MAE estonien Urmas Paet soulignait qu'il était nécessaire de prendre des actions pour accroître le niveau de confiance dans les nouveaux responsables ou "cela finirait mal". Citant des représentants du Parti des Régions avec qui il avait eu des entretiens, il soutenait que "si les ukrainiens de l'Est se "réveillaient vraiment" (on en entendait peu parler auparavant), ils commenceraient "à revendiquer leurs droits". L'agitation à Donetsk était perceptible d'après ces mêmes entretiens, certains responsables de la ville parlant alors de "l'occupation ukrainienne de la ville de Donetsk" souhaitant que la Russie en reprenne le contrôle etc... À cela Ashton répondait en termes de soutien financier, soutien pour les réformes économiques, recherche d'un compromis avant les élections etc... (Cf : Section 3-4). 

Plusieurs éléments se sont ensuite succédés sans chronologie établie : 
- Quand le Parlement a pu fonctionner à nouveau, l'effervescence révolutionnaire a conduit à des propos durs, des débats assimilés à des remises en cause de certains statuts, certains droits. 
- L'information sur le renversement de Ianoukovitch a été diffusé concurremment dans l'est par les médias ukrainiens et russes qui n'avaient pas toujours la même approche du sujet. Les vidéos de certaines manifestations de violence sur le Maïdan ont nourri l'assimilation des émeutiers et des fascistes qui s'est poursuivie avec virulence pendant plusieurs semaines. L'absence d'une enquête indépendante sur ces violences n'a pas aidé à la légitimité des nouvelles autorités.
- Les oligarques et autres propriétaires d'activités économiques dans l'est ont parfois constitué des milices pour défendre leurs intérêts, des armes ont commencé à circuler. Certains protégaient leurs activités par précaution, d'autres financèrent des hommes pour mener des activités subversives tandis que d'autres financèrent des mercenaires pour s'assurer que les derniers cités ne menaçent pas les intérêts (voir notamment cet article récent). La position des grands oligarques (Akhmetov, Kolomoïsky, Taruta) du pays a longtemps été incertaine avant de se normaliser à l'approche de l'élection présidentielle de mai. De nombreux réseaux de relations d'affaires furent mobilisés d'un côté et de l'autre, certains impliquant des membres venant du côté russe (probablement .
- Le fonctionnement normal de la police s'est trouvé perturbé alors que les liens entre le gouvernement central et les relais locaux se sont trouvés perturbés. 
- Une certaine partie de la population de l'est a manifesté son mécontentement vis à vis du changement de gouvernement et s'est rallié à certains groupes armés d'autochtones qui se sont armés et ont bloqué des bâtiments administratifs, sur le modèle des activistes du Maïdan. Le pouvoir a tâché de négocier, mais les révolutions s'accomodent en général assez mal des contre-révolutions. Dans le cas présent, cette dernière pouvait être aisément et facilement imputée aux réseaux des anciens dirigeants ou du voisin russe par ceux qui voulaient nier l'ampleur de l'opposition que les ukrainiens de l'est pouvaient potentiellement déployer. Cette imputation n'était cependant pas dépourvue de tout fondement.
- Quelques désertions ont eu lieu dans l'armée et la police. 
- Après une longue série de manoeuvres militaires tendues impliquant les troupes russes basées à Sébastopol et visant à neutraliser une action possible des troupes ukrainiennes sur la zone, un référendum est organisé dans des circonstances troublées, mais sans violence ouverte. La Crimée vote son rattachement à la Russie (voir section 2). 

 

 

  • L'escalade : Drames, réaction du pouvoir central, frontière poreuse et structuration des forces en présence

Après des altercations et des heurts dans les villes de l'est et du Sud (Odessa, Kharkov, Donetsk, Louhansk, Marioupol...), un ensemble hétérogène de séparatistes, de fédéralistes, d'ukrainiens mécontents des changements politiques et de pro-russes (probablement accompagnés de russes qui sont entrés, volontairement ou via des réseaux, en Ukraine) prend le contrôle, violemment ou non, de plusieurs bâtiments administratifs et publics. Cet ensemble réclame parfois des référendums sur l'autonomie ou l'indépendance (qui aboutiront ultérieurement à la création, largement fictive, de la république populaire de Donetsk et de la république populaire de Louhansk, unie dans la "Nouvelle Russie" ou Union des républiques populaires).

Le gouvernement provisoire basé à Kiev, entreprend une "opération antiterroriste" à la mi-avril pour contrer ces prétentions mobilisant ses services de renseignement, ses unités d'élite et des forces du ministère de l'Intérieur. Ultimatums, assauts, arrestatons, contre-attaques, manifestations pro-Kiev et pro-russes se succèdent depuis la mi-mars dans un ensemble tendu. Des responsables nommés par Kiev sont parfois chassés (comme à Louhansk), des responsables autoproclamés à Donetsk et Louhansk parviennent à structurer, mobiliser et équiper des "milices populaires" ou des forces armées s'appuyant sur des relais dans des partis minoritaires pro-russes, des oligarques locaux, d'anciens responsables des forces de police, des déserteurs de l'armée, des mercenaires, des volontaires ukrainiens et probablement certains russes ayant passé la frontière voire des habitants de la Crimée.

Devant l'incapacité des autorités ukrainiennes à reprendre la main efficacement en mobilisant ses forces traditionnelles, de nombreux bataillons d'auto-défense se forment. Leur coordination avec l'armée et les forces du ministère de l'Intérieur est limitée. Le ministère décidera ultérieurement de fondre certains de ses bataillons dans le ministère de l'Intérieur, offrant ainsi un statut de policier à de nombreuses personnes (sans grande vérification de leurs antécédents). L'opération "anti-terroriste" peut être mal vécue par certains ukrainiens qui s'y opposent parfois visiblement et violemment comme à Slaviansk, "bastion" de certains séparatistes.  

Le 2 mai, plus de 40 personnes trouvent la mort dans des affrontements entre pro-russes, hooligans, nationalistes et manifestants pro-Kiev, l'incendie de la Maison des Syndicats où étaient retranchés les pro-russes a été une onde de choc et a durcie encore plus la communication dans les deux camps, figeant les lignes de front. Après ces évènements, les troubles se circonscrivent aux régions de Donetsk et Louhansk, ils se radicalisent cependant avec le déploiement d'armes plus lourdes provenant concurremment des désertions, des casernes de la région prises par les insurgés, des forces de police et de flots d'armes et d'équipements en provenance de Russie qui passent une frontière poreuse que les autorités ukrainiennes ne contrôlent pas totalement en certains endroits. L'implication directe des autorités russes est suggérée, elle est probable mais n'est sans doute pas unique, la contrebande d'armes étant développée depuis la fin de la Guerre Froide, des réseaux mafieux, d'affaires ou d'anciens militaires ont pu être également activés. Certains combattants tchétchènes traversent une frontière que la Russie ne semble pas s'empresser de contrôler. 

Des forces russes sont statitionnées le long de la frontière ukrainienne (de quelques milliers à 50 000 selon les dates, les estimations et les périodes de manoeuvre). La pression qu'elle fait potentiellement pesée est mobilisée par la communication de guerre des autorités ukrainiennes et des organisations internationales, tandis que la Russie parle de mesures préventives et invoque son droit à maintenir ses troupes stationnées sur son territoire là où elle le souhaite. La communication de guerre est rude des deux côtés. 

Les pertes militaires et civiles sont limitées jusqu'à la mi-avril, puis le conflit gagne en intensité. Quelques dizaines de militants, militaires, mercenaires, civils sont tués chaque semaine depuis la mi-avril. L'opération se renforce à la veille de la présidentielle pour permettre la tenue du vote dans certaines zones. La tendance gagne en intensité depuis quelques semaines, accompagnant la mobilisation d'armements de plus en plus sophistiqués (missiles Grad, artillerie côté ukrainien, roquettes, quelques tanks, potentiellement des systèmes de défense anti-aérien du côté insurgés). Les forces du ministère de l'Intérieur, incorporant des bataillons de volontaire, forment majoritairement l'avant-garde d'une armée dont l'équipement et les effectifs sont faibles malgré l'aide de certains états de l'OTAN. À cette faiblesse de l'armée répond cependant une faiblesse des effectifs des pro-russes, ainsi que des divisions parmi les commandants des diverses structures militaires et "politiques" qui dirigent ces effectifs. De son côté, le SBU (renseignement), produit de nombreuses "conversations interceptées" (dont l'authenticité est rarement vérifiable et vérifiée) et dont seule une infime partie et reprise dans les médias occidentaux. Le SBU se livre également à de nombreuses interpellations de "traîtres" et autres "espions" dans les zones couvertes par l'ATO ou dans les effectifs de l'armée et de la police. 

La dynamique depuis la fin juin est à un rétrécisement de la zone de conflit autour des bastions de Louhansk et Donetsk, les conflits sont localisés sur les routes reliant ces deux villes et reliant Louhansk à la frontière russe. Les batailles pour le contrôle de la frontière avec la Russie et la zone sud-est de l'oblast de Donetsk sont sanglantes. À ce jour, près de 3 000 personnes sont officiellement décédées depuis la mi-avril, près de 5 000 étant annoncées comme blessées. Ces estimations sont très prudentes au vu de la difficulté d'obtenir des informations fiables. Le bilan exact pourrait s'élever à près de 4 000 personnes et plus de 7 000 blessés. Au fur et à mesure que les combats se rapprochent des centres de population, le bilan s'alourdit, la population civile fuit Donetsk et Louhansk vers l'Ukraine ou, majoritairement, vers la Russie (voir section 5). De leurs côtés, les organisations de défense des droits de l'homme, comme HRW ou Amnesty International, documentent les exactions (torture, enlèvements et emprisonnements extrajudiciaires, non-respect des droits des civils et des lois de la guerre) commises dans les deux camps...

Ces dernières semaines de nombreuses communications côté ukrainien (invérifiables pour la majorité) font état de tentative; avortées ou déjouées, de provocation ou d'invasion à grande échelle du côté russe. Il est également fait mention de bombardements menés du côté russe de la frontière sur des positions ukrainiennes. Il est fait réponse à ces affirmations par des affirmations (non moins vérifiables pour la majorité) de tirs d'obus sur le territoire russe en provenance d'Ukraine.

Le crash d'un avion de ligne engendrant la mort de près de 300 personnes dans la zone du conflit a radicalisé les positions et conduit à une escalade dans les sanctions. L'avion a vraisemblablement été abattu dans des conditions restant à déterminer. Chacune des parties à présenter sa propre version des faits ou ses propres hypothèses. Ces derniers jours, c'est la question d'un convoi "humanitaire" russe qui a radicalisé les positions. À l'heure où j'écris ces lignes, il est fait mention de l'incursion, unique ou non, habituelle ou non, de 23 véhicules blindés russes sur le territoire ukrainien. Une partie aurait été détruit par les forces ukrainiennes a annoncé le président Porochenko. Le ministère russe de la défense a démenti.
 

  • Vers un dénouement militaire ? La "libération" à venir de Donetsk et Louhansk et les suites possibles.

Les forces ukrainiennes, aussi faibles et mal équipées soit-elles surpassent néanmoins en nombre et souvent en équipement des militants pro-russes dont les sources de ravitaillement sont relativement précaires et dont l'armement, s'il est parfois lourd dans des bastions, est souvent limité dans les petites localités. Un commandement non unifié et une dispersion des troupes sur plusieurs fronts constituent une faiblesse majeure qui sera probablement fatale aux 10 000 à 15 000 combattants pro-russes, fédéralistes de la zone. L'encerclement quasi définitif des villes de Louhansk et Donetsk et l'échec relatif d'une tentative de percée réalisée hier (14 août) par les pro-russes laisse entrevoir une issue militaire assez rapide du conflit. La démission ou l'incapacité récente de plusieurs leaders séparatistes, les désaccords entre les troupes, un certain apaisement au niveau international joue en faveur d'une reprise rapide de ces deux villes. Le commandement militaire ukrainien a annoncé aujourd'hui (15 août) que les plans pour la reprise de ces deux villes étaient finalisés et seraient mis en oeuvre dans les jours à venir. Selon la méthode utilisée, ces deux villes pourraient retomber sous contrôle ukrainien en quelques jours à quelques semaines. L'armée ukrainienne doit composer avec les appels internationaux à éviter les pertes civils, ce qui n'a pas empêché le bombardement "ciblé" de plusieurs cibles au coeur de Donetsk. 

La perspective de conflits sanglants au coeur de ces deux villes densément peuplées n'est pas inéluctable mais suppose une résolution diplomatique du conflit. La lâcheté du contrôle russe "supposé" sur les séparatistes, la dûreté du débat politique en Ukraine, l'influence de forces populistes, nationalistes et des milices, l'échec relatif de la diplomatie laisse cependant entrevoir quelques semaines dures à venir... 

J'aimerais insister sur un élément qui me paraît important : Au vu de la configuration stratégique et militaire susévoquée, il est évident que de nombreux acteurs n'agissent pas conformément aux souhaits de leurs promoteurs (que cela soit le gouvernement ukrainien, le ministère de l'intérieur, les renseignements russes, le Kremlin, les oligarques etc...). Comprendre les dynamiques militaires du conflit ukrainien implique de sortir d'une vision grossièrement caricaturale des "rebelles" commandés par le Kremlin pour déstabiliser l'Ukraine, même s'il peut y avoir intérêt dans une certaine mesure, il n'a pas nécessairement intérêt à certaines actions de déstabilisation (Voir Section 2). De la même manière le gouvernement ukrainien est parfois dépassé par l'action de certaines milices qui ne répondent pas nécessairement à ses ordres et directives. Il faut garder cela à l'esprit. De la même manière, je pense qu'il faut s'abstenir de penser que la Russie souhaite annexer l'oblast de Donetsk et de Louhansk, Moscou ne peut ignorer la réalité sociologique contrastée de ces régions au plan de la volonté de rattachement à la Russie qui n'est pas suffisante pour envisager une annexion sur le scénario de la Crimée. 

Comme le montre un article du New-York Times sur la vie dans les zones reconquises par l'armée, les civils sont soulagés de la fin des combats, ils peuvent désormais obtenir de meilleurs réponses à leurs besoins basiques. Cependant, ils craignent également les représailles des milices pro-gouvernementales. Les actions du Parlement et du gouvernement en faveur du durcissement des crimes liés au séparatisme ainsi que les actions publiques de certains politiciens comme Oleg Lyashko, qui assurent médiatiquement l'ordre avec des milices, dans l'est du pays ne risquent pas d'aider à l'apaisement de la population opposée au nouveau gouvernement. Un énorme travail politique, économique et social devra avoir lieu. Deux visions m'apparaissent à rejeter si elles sont absolutisées : la première serait de penser que la population vivait sous l'emprise des médias russes et qu'une simple reprise en main par les bons médias et les gentils suffira à combler le gouffre de légitimité que les politiques subissent dans la région ; la seconde serait de considérer que quelques centaines de séparatistes dans des villes relativement densément peuplée ont pu maintenir en otage une population qui aurait majoritairement voulu se révolter contre eux. 

Si l'approche géopolitique et stratégique de la situation du côté russe n'évolue pas dans un sens défavorable et s'il n'y a pas de graves incidents humains ou diplomatiques dans les semaines à venir, on peut voir le bout des opérations militaires à brève échéance. Cela doit être tempéré par le fait que les derniers combats sont les plus sanglants, que les rebelles semblent recevoir des renforts, que l'Ukraine vient de demander une aide militaire à l'OTAN et que la reprise du contrôle effectif de villes et de localité ne sera que le point de départ de défis bien plus grands pour le Donbass. Sur un autre plan, la resurgence récente d'un certain discours militariste chez des responsables ukrainiens peut être génératrice d'instabilité à moyen terme. 

Fin de la Section 1

Section 2 à venir  : le plan géopolitique

 

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