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Touchée par les sanctions, la République Tchèque songe au chômage partiel

Publié par Kiergaard sur 26 Août 2014, 12:46pm

Catégories : #Actualité économique et financière

S'inspirant des mesures adoptées en Autriche et en Allemagne pendant la crise, un porte-parole du gouvernement tchèque a affirmé lundi que la réduction du temps de travail était à l'étude pour compenser les effets néfastes des sanctions occidentales et russes. Cette mesure limiterait l'impact de la réduction d'activité sur le niveau de chômage et recueillerait l'adhésion des syndicats et du patronat. Le recours à cet instrument souligne la dûreté de l'impact de ces sanctions sur certains pays européens.

Réunion du groupe de travail étudiant l'impact des sanctions - Source : Vlada.cz (site du gouvernement)

Réunion du groupe de travail étudiant l'impact des sanctions - Source : Vlada.cz (site du gouvernement)

Alors qu'un groupe d'experts de divers ministères est en train d'étudier l'impact des sanctions prises dans le cadre de la crise ukrainienne par l'UE, les États-Unis et surtout la Russie, le gouvernement tchèque a précisé qu'il étudiant le recours au temps de travail réduit pour certains secteurs d'activité qui seront durement touchés par ces sanctions. Cette information est rapportée par les médias polonais et suisses sur la base d'une dépêche de l'agence AWP.

Le recours au temps de travail réduit dans certains secteurs repose sur un accord entre les partenaires sociaux qui s'accordent pour diminuer temporairement la durée de travail effective des salariés en cas de réduction d'activité. Mobilisée en Autriche et en Allemagne durant la crise économique en 2009 et 2010, cette technique a participé à la bonne tenue des chiffres du chômage en permettant de maintenir en emploi des travailleurs qui auraient été licenciés autrement. 

Alors même que l'impact des sanctions russes en République Tchèque n'est pas exactement connu, le gouvernement semble vouloir éviter une hausse du chômage et est donc prêt à recourir à cette mesure. Des discussions sont en cours au niveau gouvernemental pour déterminer dans quelle mesure l'État pourrait compenser la baisse de revenus générée par la diminution du temps de travail des personnes visées. 

Dans un communiqué, le gouvernement tchèque souligne que l'introduction de ces mesures dites de "Kurzarbeit" dans le droit tchèque permettrait de protéger les emplois d'après le Groupe de Travail mis sur pied ces dernières semaines et qui le recommande dans les secteurs de l'agriculture et de l'industrie. L'emploi de cette technique semble devoir dépasser le niveau local pour être généralisé dans le pays. Parmi les autres mesures évoquées, l'envoi de diplomates spécialisés dans les affaires agricoles dans d'autres pays pour diversifier les sources d'approvisionnement et l'encouragement à consommer national.

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