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[Chronologie] Ukraine : De la recherche affichée du compromis au "Maïdan" (septembre - décembre 2013)

Publié par Kiergaard sur 9 Juin 2014, 21:43pm

Catégories : #Géopolitique-International

Victor Ianoukovitch a refusé à la surprise générale de signer l'accord d'association avec l'UE, entraînant des manifestations qui l'ont destitué du pouvoir. Le refus de cette destitution a entraîné la Russie à prendre le contrôle de la Crimée et à déstabiliser l'est ukrainien conduisant aux événements tragiques auxquels nous assistons depuis. Circulez il n'y a rien à voir ! C'est à quelques nuances près l'image de la crise ukrainienne qui émerge à la seule lecture des journaux. Problème, il s'est passé des événements durant les mois qui ont précédé Maïdan, sur le plan interne et international. La compréhension de ces éléments permet d'obtenir une vision plus complète de la crise ukrainienne, de la position des divers acteurs, des débats qui avaient lieu en Ukraine, du traitement de l'information etc...*. Alors que le traitement des évènements depuis le début des premiers troubles peut-être sujet à controverses et manipulations, les évènements qui ont eu lieu auparavant sont les moins contestables et les plus fiables, ils permettent de contextualiser l'ensemble de la crise dans laquelle nous nous trouvons actuellement. 

 

[Chronologie] Ukraine : De la recherche affichée du compromis au "Maïdan" (septembre - décembre 2013)

L'article en PDF pour faciliter la lecture

* Cet article est une contribution à l'étude de cette crise (une probable première partie) qui couvre la période du 9 septembre 2013 au 29 novembre 2013.


Le choix de la période est relativement arbitraire, j'en conviens (on va dire que 9 septembre c'était il y a 9 mois :D), mais il permet d'écarter les éléments trop lointains, qui sont de plus relativement généraux et connus - négociations autour de l'accord d'Association, tensions liées à la libération de Timochenko etc... Notre principale source d'information sera Ukrinform ou la National News Agency of Ukraine*. Cette agence de presse, dont le statut et l'indépendance sont protégés depuis un décret de 1997, est un outil précieux puisqu'elle émet en anglais et traite principalement de l'information officielle (actes, discours, etc... des autorités régionales, nationales et internationales) ainsi que des analyses sur la situation ukrainienne. La présentation sera purement chronologique pour faciliter la lecture. 
* Cette démarche peut être réalisée parallèlement pour l'agence UNIAN dont j'emprunte également les articles à l'occasion.

 

Semaine 1 (9 septembre - 15 septembre 2013)

 

9/09 : Alors que Dmitri Medvedev rappelle l'évidence, à savoir que l'entrée dans la Zone de Libre-Échange (ZLE) européenne fermera l'entrée dans l'Union Douanière (source), la position du gouvernement ukrainien est de chercher à améliorer ses relations avec l'Europe et avec la Russie (source). Sur un plan technique cela se traduit par des discussions pour évaluer puis rendre compatible les régimes commerciaux entre la ZLE et les régimes commerciaux avec les états de la CEI avec lesquels l'Ukraine avait des accords, tout du moins que l'intégration dans la ZLE se passe le mieux possible (source - source). Sur le plan diplomatique, les observateurs soulignent que malgré les appels de l'UE pour que l'Ukraine règle le sort de Timochenko, que les autorités ukrainiennes ont promis d'améliorer (source), et accomplisse diverses mesures techniques pour que l'Ukraine soit prête à Vilnius, il ne fait guère de doute que l'UE souhaite signer l'accord avec l'Ukraine, l'inconnu résultant dans la position des élites politiques et économiques ukrainiennes (source). La presse qualifie néanmoins la situation d'équation à multiples inconnues où la volonté politique (côté européen et ukrainien) aura toute sa place (source).

10/09 : La confiance est relativement haute au sein du Parlement ukrainien pour que les objectifs soient remplis pour signer les accords en novembre (source). Alors que Martin Schulz se déclarait très en faveur de l'accord sous certaines conditions (source), les autorités ukrainiennes semblaient diffuser le message que la signature de l'accord pourrait ne pas amputer les relations avec Moscou (source - source). 

11/09Il semble que l'argument ait même pu porter chez des partisans de l'Union Douanière comme le directeur de l'intégration à la communauté économique eurasiatique, qui soulignait que le problème était uniquement une question de rythme des relations entre l'Ukraine et l'Union Douanière. Il souhaitait que les mémorandums signés entre l'Ukraine et l'Union Douanière puisse être honorés malgré l'entrée dans la ZLE (source).  L'ambassadeur d'Ukraine en Russie, poursuivant dans les messages rassurants précités, estime que la ZLE sera bonne pour le développement économique de l'Ukraine, tout en soulignant que ce serait une erreur d'opposer les sentiments pro-européen et pro-russe dans le pays (source)

12/09 : Cette erreur peut-être illustrée par les déclarations du Commissaire Européen à l'élargissement Füle, qui déclare que l'Europe soutiendra les pays du Partenariat Oriental et s'opposera aux pressions qu'ils pourraient subir de la part de la Russie. Il souligne cependant qu'ils pourraient conserver une place d'observateurs au sein de l'Union Douanière (soit le rang minimum) (source). Il était suivi dans cette position par le Parlement Européen (source) (Le Parlement Européen se voit réclamé par des eurodéputés de ne pas lier la signature de l'accord au sort de Ioulia Timochenko (source)). On ne prendra pas position sur le sujet, mais il faut distinguer entre ce qui relève des arguments économiques, des pressions commerciales ou personnelle et de la simple volonté de préservation de ses intérêts dans le cadre de la diplomatie. Alors que Ianoukovitch affirme qu'il n'y avait rien d'insurmontable pour signer l'accord (source), des experts soulignaient que la Russie avait un grand besoin d'évaluer la situation nouvelle (risques, bénéfices) engendrée par la signature de l'Accord d'Association et que les relations avec l'Union Douanière devait être précisée (source). Sur le plan interne, le parti ukrainien "Choix ukrainien", mené par Viktor Medvedchuk, et le parti communiste déposent des documents à la Commission Électorale pour qu'un référendum soit organisé sur la question de l'Union Douanière en novembre (source).

13/09 : Sur le plan des relations bilatérales, l'ambassadeur ukrainien aux États-Unis faisait état de relations et d'une coopération satisfaisantes. Interrogé sur l'Europe, il souligne que les invités à une réception pour l'anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine tenues à Washington veulent une "Ukraine démocratique et européenne" et qu'une coopération s'opère pour parvenir à ce but à Vilnius (source). Interrogé sur les pressions commerciales de la Russie, le futur président Petro Porochenko souligne que, pour la première fois, l'Ukraine, avec le soutien de l'UE, remportait la guerre des médias sur les sujets commerciaux. Il souligne également que l'Ukraine signera l'Accord d'Association (source). Adoptant une position relativement agressive de soutien à l'Ukraine, des eurodéputés polonais demandent que les dispositions économiques de l'accord soient mises en oeuvre de manière immédiate après la signature (source). Pour Ianoukovitch, l'Ukraine remplit les critères pour signer l'accord en novembre (source).

14/09 : Problème, ce n'est pas l'avis des autorités européennes puisque José Manuel Barroso déclarera qu'il s'attendait à ce que l'Ukraine remplisse toutes les conditions pour signer l'accord d'ici à novembre (source). Cependant, pour le ministre lituanien des affaires étrangères, l'UE n'avait pas besoin de plan B et n'en avait pas. "L'accord sera signé en novembre" (source).

 

Semaine 2 (16 septembre - 22 septembre)


16/09 : Tout le monde n'est pas certain que l'accord soit signé. Citant des sources proches des négociations, certains journaux pensent que c'est l'UE qui compliquera la signature de l'Accord par ses demandes et le processus de décision au Parlement Européen et au Conseil (source). Pendant ce temps, certains experts soulignent que la Russie testait la diplomatie européenne par l'établissement de sanctions commerciales contre la Moldavie (source). La capacité de la diplomatie européenne à répondre à ces initiatives diplomatiques était déjà mise en doute (source). Sur le plan interne, les ministres ukrainiens discutaient de la manière de minimiser les potentiels effets transitoires négatifs de l'accord d'association (source).

17/09 : Alors que les discussions techniques se poursuivent entre autorités ukrainiennes et Commission Européenne (source), le Ministre des Affaires Étrangères (MAE) souligne que l'accord d'association permettrait d'harmoniser les relations entre l'Ukraine, l'UE et la Russie (source). Certains experts pointent que la Russie n'a pas la capacité de voir que l'accord pourrait être bénéfique pour elle (inverse du discours selon lequel l'UE devrait parler à la Russie), reconnaissant que du point de vu de la mentalité russe, la signature de l'accord serait une "catastrophe géopolitique" pou la mentalité russe (source). Le soutien ostensible de l'OTAN envers l'accord ainsi qu'une coopération ultérieure ont sans doute joué dans cette perception (source).

18/09 : La journée est dense, le gouvernement ukrainien a en effet formellement examiné et adopté un projet d'Accord d'Association avec l'UE (source), ce dont s'est félicité le commissaire européen à l'élargissement (source). Alors que les associations d'affaires et les ukrainiens de l'étrangers encouragent l'UE a signé l'accord avec l'Ukraine (source), le gouvernement ukrainien essaye de convaincre de sa bonne volonté et de ses engagements (source), une Europe qui attend que les élections allemandes soient passées pour commencer à discuter de l'accord (source). Il faut instantanément précisé que le gouvernement ukrainien cherchait déjà à ménager les deux bords. Deux éléments pour le prouver. Le Premier ministre Azarov a tenu à souligner que le projet d'accord adopté prévoyait une révision périodique ("il ne doit pas être un dogme") et qu'il avait nommé une commission chargé d'étudier les possibilités de coopérer avec l'Union Douanière. L'accord d'association ne prévoyant pas expréssément l'impossibilité d'étendre la coopération avec cette dernière (source). Le ministre des affaires étrangères ukrainien continue de poursuivre dans cette rhétorique en ménageant la Russie (source). De leur côté, les responsables européens continuent de parler du travail à faire, mais n'identifient rien qui puisse empêcher la signature de l'accord (source). Il souligne néanmoins que le cas Timochenko reste un problème (source)

19/09 : Füle souligne que l'Ukraine fait des progrès vers l'intégration (source), de même que les États-Unis (source), alors que le Parlement ukrainien examine une loi sur l'exécution des décisions de justice prise pour se conformer aux exigences européennes (source). À cette période, certains responsables ukrainiens, dont le chef du Conseil National de Défense et de Sécurité appelaient de leurs voeux une ratification rapide de l'accord par le Parlement Européen, une fois l'accord signé (source). Ianoukovitch et Azarov discutent de l'accord qu'il est "prévu de signer à Vilnius" mais également des risques qu'il induit et de comment les prévenir ou les traiter. La question de la coopération avec la Russie et l'Union Douanière est particulièrement soulignée (source). À cette période la coopération avec l'OTAN n'est pas au point mort, la Rada (Parlement) vote un texte permettant la participation du pays à l'opération Ocean Shield dans la corne de l'Afrique (source).

20/09 : Ianoukovitch fait preuve de sa bonne volonté en soulignant que "novembre" n'est pas la date limite de la modernisation de l'Ukraine et que celle-ci se poursuivra au delà de la signature de l'accord d'association (source). Les déclarations de Medvedev concernant les effets économiques d'une signature de la ZLE (source) seront nuancées par Azarov, qui tente de rassurer sur les effets économiques de l'accord, qui sont discutés (source) tandis que certaines déclarations plus virulentes de responsables russes sont critiquées de manière plus globale par le Président lituanien (source) et désavouées par le MAE russe (source).

21/09 : Le MAE polonais déclare que l'Ukraine est proche d'une association avec l'UE et il espère que le final sera couronné de succès. Anticipant la signature de l'accord, il déclare que ce n'est qu'un premier pas et que les pays du Partenariat Oriental devront appliquer avec rigueur les mesures qui seront prévues dans les documents amenés à être signés (source).

 

Semaine 3 (23 septembre - 29 septembre)
 

23/09 : Le représentant de l'Ukraine auprès de l'UE estime que l'Ukraine a fait des progrès dans tous les domaines exigés par l'UE (source). Cela est relativement surprenant quand on lit que des moniteurs "indépendants" (en réalité une fondation financées par les fonds de Georges Soros) des progrès de l'Ukraine estimaient que 3 mois auparavant, aucun progrès n'avait été réalisé (source). le même représentant estime que même si l'accord d'association ne devait pas être signé, cela ne signifierait pas que l'Ukraine retombe dans l'orbite de Moscou. Il souhaite que la période "d'adaptation" des relations avec la Russie se termine le plus vite possible (source). Le MAE ukrainien soutient de son côté que les réformes exigées pour remplir les conditions de l'Accord d'Association sont menées en coopération avec les institutions européennes (source). Ces dernières sont majoritairement remplies d'après certains experts. On apprend cependant que des états membres européens sont réticents concernant cet accord, puisque la Hongrie doit faire du lobbying en ce sens (source). De leur côté Medvedev et Poutine rappellent que la Russie protègera ses intérêts économiques en mettant fin aux accords privilégiés que la Russie avait avec Kiev et en établissant certaines restrictions (source).

24/09 : Ianoukovitch félicite Angela Merkel pour sa réelection, il "espère que l'Accord d'Association sera signé à Vilnius" (source). La Pologne (source) et la Hongrie (source) sont parmi les états les plus déterminés à amener l'Ukraine vers l'association. Le Conseil de l'UE s'est mis d'accord concernant le champ des dispositions de l'accord qui entreraient en vigueur de manière provisionnelle (dès avant la fin du processus de ratification dans les états membres) (source). Alors que les "experts" sont ultra-majoritairement convaincu (30/32 dans un sondage) a croire que l'Accord sera signé à Vilnius (source) l'Ukraine se déclare prête à discuter des préoccupations économiques de Moscou dans un format trilatéral (UE-Russie-Ukraine). Le porte-parole du ministère des affaires étrangères souligne également que l'Ukraine sera toujours partie à un accord sur la création d'une zone de libre-échange parmi les états de la CEI (en réponse à Medvedev) (source)

25/09 : Victor Ianoukovich donne une interview à Bloomberg, lors de cette dernière, il déclare notamment que les "menaces" adressées à l'Ukraine et les "humiliations" du pays dans certains médias russes ne donnent pas une bonne image de la Russie et nuisent aux relations bilatérales entre les deux pays (source - source). Dans son interview il a également évoqué les différends énergétiques  avec la Russie (source). Cela permet de relativiser l'image de Ianoukovitch à cette période. Dans le même temps, les responsables européens demandent à l'Ukraine de prendre des "mesures décisives" pour remplir les conditions pour signer l'accord (source). Dans le même temps, le rapport parlementaire "Cox-Kwasniewski", qui fournira la base de la position du Parlement Européen, sera discuté au Conseil de l'UE le 18 novembre, 10 jours seulement avant le Sommet de Vilnius (source). Le même jour, Azarov (PM) propose à Medvedev de discuter plus en profondeur des objections formulées par la Russie concernant les conséquences réelles (plutôt qu'hypothétiques) de la ZLE sur l'Union Douanière (source). De son côté Medvedev souligne que la signature de l'Accord d'Association ne sera pas une catastrophe pour la Russie. Il affirme qu'il a compris que l'Ukraine avait fait son choix, que cela ne sera pas un obstacle aux échanges, mais que le commerce risque néanmoins de se restreindre entre les deux pays du fait des incompatibilités automatiques entre la ZLE et l'Union douanière. Il soutient cependant que l'Ukraine pourra rester comme "état-observateur" dans cette dernière (source). Sur le plan interne, le speaker de la Rada se montre confiant dans le fait que l'intégralité des textes nécessaires pour sécuriser l'accord seront adopté à la Chambre (source).

26/09 : C'est également le point de vue de Victor Ianoukovitch qui affirme que son gouvernement prépare les textes pertinents (source). Alors que les pressions russes sont parfois dénoncées, la Pologne met également la pression sur le gouvernement ukrainien pour qu'il accélère l'adoption de tous les éléments nécessaires à la signature de l'accord (source). Dans une déclaration, qu'on pourrait retenir aujourd'hui, le vice premier ministre ukrainien estime que "la mission de l'Ukraine est d'unir l'est et l'ouest plutôt que de les diviser". Il estime également que l'Accord d'Association ne signifie pas que l'Ukraine se détourne de la Russie et de l'Asie (source). De son côté, le gouvernement ukrainien souhaite que l'UE prenne une décision sur l'accord le 20 octobre (source). Alors que le gouvernement ukrainien propose formellement la tenue de discussions trilatérales avec l'Union Douanière pour clarifier et résoudre les problèmes soulevés par la ZLE, notamment pour préciser les modalités permettant d'empêcher que des biens occidentaux soient réexportés dans l'Union Douanière (source). À ce moment, l'ambassadeur de l'UE en Ukraine est plus occupé à dénoncer les "scénarios écrits hors d'Ukraine" qui prédisent un défaut ukrainien et un effondrement du commerce avec la Russie dans les mois à venir, estimant que la signature de l'accord sera la meilleure réponse à ces scénarios (source).

27/09 : L'ambassadeur néerlandais en Ukraine souligne cependant que la Russie ne devrait pas craindre un afflux massif de biens européens sur son marché et celui de l'Union Douanière (source). L'ambassadeur russe auprès de l'UE se défend en soulignant que la Russie ne fait que montrer les risques de l'Accord d'Association pour la Moldavie et l'Ukraine, tout en vantant les opportunités de l'intégration eurasiatique (c'est de bonne guerre en somme) (source). Pendant ce temps, l'expert en énergie et ancien secrétaire général de Naftogaz of Ukraine souligne que la question des prix du gaz pour la population risque de constituer une mauvaise surprise pour cette dernière en cas de signature de l'Accord d'Association. La restructuration du marché intérieur du gaz conformément aux standards européens conduiraient à l'alignement des prix du gaz pour les entreprises et les particuliers et à une hausse substantielle des tarifs pour les ukrainiens (source). L'Ukraine évoquait une réforme de son service de sécurité (SBU) en conformité avec les standards européens (source), le même processus avait lieu pour des milliers de documents (source). Soulignons qu'à cette période, l'Ukraine avait conclu un accord avec l'OTAN concernant le retraitement de ses déchets nucléaires (source). Un nouveau recours de l'Ukraine au FMI n'a pas été évoqué uniquement au début de l'année 2014. Ukrinform cite l'analyste Eric Naiman, qui estime que les mauvaises appréciations de Moody's sur l'Ukraine en cas de signature de l'accord d'association avec l'UE (besoins accrus en réserves internationales, risque de défaut...) sont destinées à l'inciter à recourir au FMI (source) Ces interprétations conduiront à un débat sur le rôle des agences de notation dans la crise ukrainienne (source)

 

Semaine 4 (30 septembre - 6 octobre)
 

30/09 : L'ambassadeur de Hongrie auprès de l'UE réaffirme que les responsables européens ne considèrent aucun "plan B", s'estimant certain que l'Ukraine comprend qu'il en va de ses "intérêts nationaux" de signer les accords d'association et de mettre en place une zone de libre-échange (source). Le commissaire européen au Commerce prévoit une visite à Kiev dans la semaine (source). Une étude de l'Institut de Recherche Économique quantifie l'impact de l'accord sur les droits à l'importation pour les biens ukrainiens, y voit certains avantages pour l'Ukraine du fait de la levée immédiates des droits du côté de l'UE (source). Des voix discordantes se font entendre pour qualifier l'orientation européenne de Kiev "d'échec stratégique" pour la Russie (Mikhail Delyagin) (source)

01/10 : Le leader du Parti des Régions affirme que Victor Ianoukovitch cherchera à retomber sur ses pieds après la signature de l'Accord d'Association en améliorant le sort de Ioulia Timochenko, mais qu'il ne le fera pas sous la pression d'états étrangers (source). Un article passionnant sur le Partenariat Oriental, sur ses origines (menées par la Suède et la Pologne) et les enjeux du sommet de Vilnius sur la poursuite du programme (source). Contrairement à ce qu'on peut penser, les débats sur une inversion des flux de livraison du gaz avec la Slovaquie était déjà évoquée à l'époque et avait le soutien du premire ministre ukrainien (source). La question des rapports avec la Russie suscite de nombreuses réactions : un des responsables allemand du forum germano-ukrainien estime que l'Ukraine doit préserver le beurre et l'argent du beurre en maintenant de solides relations avec la Russie (source), un expert ukrainien estime que la levée de certaines réticences européennes sur l'association est liée à la politisation de la question que la Russie a pu entretenir par ses actions et les réactions qu'elles ont pu susciter (source), enfin le Kremlin estime ne pas forcer l'Ukraine à changer son vecteur de développement en optant pour l'Union Douanière (en relevant que le choix est "pratiquement fait" du côté ukrainien), mais estime qu'il ne fait que pointer les risques de l'Accord d'Association.

02/10 : Un article sur un reportage du journal Le Monde concernant la nécessité de "libérer" ou "revoir" le cas de Timochenko permet de pointer qu'il existe des divergences entre pays européens entre ceux qui estiment que le cas Timochenko doit être réglé avant l'Accord d'Association et les autres (Pologne, états baltes etc...) (source). Alors que le soutien des hiérarques de l'Église (source) ou des vétérans des services diplomatiques (source) est acquis à l'intégration européenne, l'Ukraine affrme espérer l'assistance de l'UE pour mettre en oeuvre les dispositions de l'accord (source). Ianoukovitch (source), puis le vice Premier ministre rencontre Karel de Gucht, commissaire européen au Commerce sur les divers problèmes qui peuvent naître dans le contexte de l'accord, y compris les relations de l'Ukraine avec la Russie (source). Le responsable de la délégation ukrainienne à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe se dit certain de la signature de l'Accord d'Association tout en soulignant qu'il y a une reconnaissance, y compris de la part de la Russie (par l'intermédiaire d'un discours du speaker de la Douma), des choix souverains de l'Ukraine (source)

03/10 : Une étude menée en Ukraine montre que les milieux d'affaires étaient plus favorables ( + 13 points) à la ZLE qu'à l'Union Douanière (source). De Gucht précise que l'Accord d'Association n'a pas d'impact sur la circulation des travailleurs ukrainiens (source). Il précise également que les ukrainiens verront les changements induits par l'accord après au moins une année (source). Alors que de son côté Ianoukovitch soutient que la signature de l'accord améliorera la qualité des produits ukrainiens (sources), son premier ministre estime que les coûts totaux d'adaptation aux normes techniques et aux standards européens coûteront 165 milliards d'euros sur 10 ans (source). On notera qu'à l'époque, c'était Ianoukovitch qui, en félicitant les dirigeants pour le jour de l'unité de l'Allemagne, espérait que l'Allemagne supporterait la signature de l'Accord d'Association (source). Des pourparlers avec la Russie sur l'Union Douanière (pour lever les ambiguités et "au moins ne pas opposer intégration eurasiatique et européenne" selon un responsable russe) sont prévus (source).

04/10 : Le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie) supporte la signature de l'accord à Vilnius (source). Un responsable du MAE slovaque estime que les prix augmenteront en Ukraine durant une période transitoire du fait de la signature de l'accord mais que cela sera compensé par d'autres avantages (source). Ianoukovitch exprime le souhait que le Parlement Européen de l'époque ratifie l'Accord (donc avant mai 2014) (source). La position est identique pou Azarov (source). Une certaine incertitude dans les milieux politiques et économiques sur la manière de s'adapter à la nouvelle donne ukrainienne est soulignée par certains experts (source). Des avis personnels sont assez tranchés concernant le choix ukrainien, mais la position officielle reste respectueuse de la volonté des dirigeants ukrainiens (source).

05/10 : Iatseniouk met la pression sur Ianoukovitch concernant le sort de Timochenko et la signature de l'Accord d'Association, liant implicitement les deux questions (source). Le commissaire européen à l'élargissement réaffirme officiellement son souhait de voir l'Ukraine, mais aussi la Moldavie et la Géorgie signer les Accords d'Association à Vilnius (source). 

 

Semaine 5 : (7 octobre-13 octobre)
 

07/10Un expert russe estime qu'un accord sera trouvé au dernier moment pour éviter que les deux parties ne perdent la face (source). Le gouvernement ukrainien affirme que la coopération ultérieure avec la Russie est une de ses préoccupation essentielle (source). Le président biélorusse Loukachenko affirme que l'Union douanière étudiera les modalités de coopération avec l'Ukraine après la signature de l'accord (source). Azarov est obligé de souffler le chaud et le froid en soulignant que la signature de l'accord entrainer de "nouvelle modalités de coopération avec l'Union douanière" (source).

08/10 : Divergence entre l'ambassadeur autrichien et le président allemand sur la question de savoir si Timochenko sera libérée (ou si son sort sera amélioré) avant Vilnius (source-source). Les propos de l'ambassadeur autrichien laissaient penser que le Conseil de l'UE refuseraient la signature de l'accord si Timochenko n'étaient pas libérée. Le gouvernement ukrainien accueille favorablement une demande du Kremlin de tenir des consultations bilatérales pour régler les diverses questions commerciales avec l'Ukraine (source). Le ministre des Affaires Étrangères ukrainien souhaite une coopération officielle entre l'Ukraine, l'UE et l'Union Douanière pour miniser les problèmes qui pourraient survenir du fait de la signature de l'accord (source). L'Association des Banques ukrainiennes anticipe une réduction du nombre des banques en Ukraine suite à la signature de l'accord (source). Signature d'un traité de coopération bilatérale entre l'Ukraine et la Pologne (source).

09/10 : L'ambassadeur croate en Ukraine soutient la signature de l'accord à Vilnius (source). Azarov souhaite créer une feuille de route pour coopérer avec l'Union Douanière sebasant sur l'expérience de coopération avec la Biélorussie, l'objectif est d'éliminer les risques pour le commerce et la coopération entre l'Ukraine et la Russie (source).

10/10 : Alors qu'auparavant certains experts soulignaient que la dégradation de la note de l'Ukraine par Moody's était destinée à lui mettre la pression pour accepter un programme du FMI, d'autres soulignent que les rumeurs de défaut que subi le groupe ukrainien Naftogaz avantagent Gazprom (source). Le directeur de "l'Information Analytical Center for Socio-Political Processes in Post-Soviet Space" estime que les messages récents du Kremlin concernant la coopération entre l'Ukraine et la Russie et entre l'Ukraine et l'Union Douanière sont des signes de bonne volonté du Kremlin qui comprend l'importance de la signature de l'Accord d'Association mais souhaite que l'Ukraine ne se ferme pas la porte d'une direction eurasiatique (source). Une vingtaine d'eurodéputés écrivent aux responsables des institutions européennes pour tout faire pour que l'accord soit signé à Vilnius (source). Le premier ministre Azarov reprend la rhétorique de l'opportunité historique pour qualifier la signature de l'accord à Vilnius (source).

11/10 : L'expert russe Sergeï Alexsashenko (pas des plus neutres eu égard à la politique russe) soutient que la Russie n'a pas à s'inquiéter des conséquences économiques de l'Accord d'Association (source). Füle assure l'Ukraine que sa souveraineté ne sera pas impactée par l'accord (parlant néanmoins de "co-décision" (source) et que l'UE aidera à mettre en place ce dernier (source). Concernant la politisation de la question de l'accord, on en trouve trâce dans les propos du MAE allemand Westerwelle qui souligne que les pressions russes accroissent l'importance de l'accord (source). L'influence du groupe de Visegrad est mis en exergue concernant l'orientation européenne de l'Ukraine, le groupe est vu comme un moyen de convaincre les autres pays de l'UE (source). Pendant ce temps, le speaker du Parlement espère que l'UE appréciera les efforts faits par le Parlement Ukrainien (source).

12/10 : Ianoukovitch, dans un message au Roi d'Espagne pour la fête nationale, espère que l'Espagne supportera l'aspiration européenne de l'Ukraine (source).

 

Semaine 6 : (14 octobre - 20 octobre)
 

14/10 : Les médias polonais estiment que Ianoukovitch ne prendra pas le risque de perdre l'accord d'association pour Timochenko (source). 

15/10 : Azarov diffuse toujours le message que l'Accord d'Association permettra une coopération intensifiée avec l'Union Douanière (source). D'après le vice-président du Parti des Régions, l'Accord d'Association sera signé car il fait parti de l'agenda de politique globale de ses voisins européens (Pologne, Hongrie etc...). L'Ukraine doit en saisir les profits tout en continuant à coopérer avec l'Union Douanière sur de nombreux protocoles d'accords sectoriels, en raison de sa position centrale en Europe (source). Le président chypriote affirme officiellement qu'il signera l'Accord d'Association indépendamment du sort de Timochenko (source). Un politologue russe estime que la Russie va devoir revoir drastiquement sa politique étrangère après la signature de l'Accord d'Association (source). Divers articles soulignent qu'en raison du "désastre" politique pour l'UE si l'accord ne devait pas être signé, les responsables européens ont mis de côté la question de la libération de Timochenko pour se focaliser sur son seul traitement (source). Les responsables européens et les experts convaincus que le niveau de vie des ukrainiens augmentera après la signature de l'accord (source), de même que la stabilité de l'Europe de l'est (source). L'ancien président polonais Knasniewski se dit convaincu que l'accord sera signé à Vilnius lorsque plusieurs obstacles auront été levés (source). De son côté, le vice Premier Ministre ukrainien dit espérer que l'UE aidera l'Ukraine à reprendre contact avec le FMI (source). Au niveau des conséquences de l'accord, le ministre de la Justice estime que plusieurs centaines de textes européens devront être transposés en Ukraine (source).

16/10 : Alors que la mission du Parlement Européen continue en Ukraine (source), les ambassadeurs allemands et français soulignent les efforts de l'Ukraine, l'ambassadeur allemand estime cependant que l'Ukraine a besoin de plus de soutien de la part de l'UE et l'ambassadeur français veut que soit régler la question de Timochenko (source - source). L'eurodéputé polonais Kowal veut que soit promis à l'Ukraine d'entrer dans l'UE (source). Iatseniouk met la pression sur Ianoukovitch pour obtenir la libération de Timochenko, le ministre de la Justice estime que des règles juridiques l'en empêchent (source). Alors qu'une rencontre entre Medvedev et Azarov laisse entrevor une myriade de projets entre l'Ukraine et la Russie (moyens de pression selon l'auteur de l'article) (source), Medvedev se montre circonspect sur les bénéfices que l'Ukraine pourrait tirer de la ZLE et de l'accord (source).

17/10 : Les citoyens ukrainiens gagneraient de manière différenciée à un accord entre l'UE ou l'Union Douanière selon des experts (source). 500 millions d'euros par an d'économies en droits d'importations pour l'Ukraine à la signature de la ZLE (source). L'Association avec l'UE permettrait de promouvoir des réformes en Ukraine d'après le vice-premier ministre (source). D'après un ancien MAE polonais, l'Ukraine (celle de Ianoukovitch) en a fait plus pour intégrer l'UE que certains de ses membres (source). Le vice-ministre des affaires étrangères russe appelle les autorités ukrainiennes à être vigilantes concernant les dispositions de l'accord d'association concernant les conséquences sur d'autres organisations tout en soulignant que la décision de signer l'accord est de la responsabilité et de la souveraineté de l'Ukraine (source). D'après un sondage, 53% des ukrainiens sont en faveur d'une accession à l'UE dans le long terme (contre 35% qui s'y opposent), 47% estiment que l'accord d'association et la ZLE est plus favorable pour l'Ukraine que l'Union Douanière (contre 34%). Les électeurs du Parti des Régions sont également partagés sur la question, les communistes résolument contre et les autres factions majoritairement pour. 49% des sondés espèraient que l'accord seraient signé à Vilnius mais 25% espèraient que cela ne se produirait pas. (source) D'après un autre sondage, les ukrainiens s'attendaient à une hausse de la pression de la Russie avant le sommet de Vilnius dans la mesure où il identifiait que cela serait vécu comme un échec par les russes (source).

18/10 : Ianoukovitch estime que l'Ukraine doit "bâtir l'Europe chez elle" lorsqu'il est question d'intégration (source). D'après un expert, même si la Russie a perdu la bataille pour convaincre l'Ukraine des bénéfices de l'Union Douanière, il ne faut pas croire que l'Ukraine connaîtra des lendemains merveilleux du fait de l'accord (source). Alors que l'UE sera toujours incapable de manifester son acception de la signature de l'accord avant les derniers jours précédant le sommet, Petro Porochenko estime qu'il faut voter la loi sur le traitement à l'étranger de Timochenko (source). Azarov soutient que l'Ukraine n'acceptera pas le langage des ultimatums de la part de ceux qui veulent la libération de Timochenko (source) tout en soulignant que l'Ukraine doit se battre pour son avenir européen, regrettant que les termes de l'accord concernant la perspective d'adhésion de l'Ukraine à l'UE ait été retiré par des pays réticents (source)

19/10 : Les ministres du commerce européens s'accordent sur la signature de l'accord d'association et la mise en oeuvre provisionnelle de plusieurs de ses dispositions économiques (source)

 

Semaine 7 : (21 octobre - 27 octobre)
 

21/10 : Un membre du Parti des Régions estime que la Russie doit respecter le choix de l'Ukraine (source), alors que le président moldave soutient que la politique de la Russie devra changer après la signature de l'accord (source). "Nous voulons être ukrainiens en Europe" d'après un leader de Svoboda qui confirme qu'il ne coopérera pas avec les forces politiques de gauche mais confirme des contacts avec des eurodéputés du PPE (source). Le ministre britannique des affaires étrangères souligne les progrès réalisés en Ukraine mais souhaite en voir d'autres avant Vilnius (source). La bataille pour maintenir une influence russe en Ukraine aura lieu que l'accord soit signé ou non (source). Un journal polonais pointe le jeu diplomatique entre l'Allemagne, la Russie et Ianoukovitch concernant Timochenko et l'accord d'association (source). Le directeur de "l'Institute of Political Science and International Relations of the Academy of Sciences of Romania" estime que le sommet de Vilnius peut échouer comme celui de Bucarest en 2008 où l'Occident avait promis plus qu'il ne pouvait offrir. Il note aussi qu'une intense activité diplomatique a lieu entre Washington, Bruxelles, Kiev et Moscou, estimant que toutes les cartes ne sont pas dans les mains de l'UE et de l'Ukraine (source). Bildt et Sikorski (MAE suédois et polonais) annoncent une visite à Kiev, Chisinau et Tbilissi (source).

22/10 : Une délégation de "l'U.S.-Ukraine Political Dialogue/Rule of Law Working Group" de "l'Ukrainian-U.S. Strategic Partnership Commission" à Kiev pour des consultations sur l'accord d'association et la manière dont l'Ukraine progresse (source). D'après l'ancien ministre de l'Intérieur Iouri Lutsenko (qui organisera plus tard Euromaïdan), l'Ukraine ne devrait pas se rendre à Vilnius si Timochenko n'est pas libérée (source). Catherine Ashton espère que l'accord sera signé à Vilnius (source). Ianoukovitch lance un forum régional à Kiev pour promouvoir l'association, espère que cela sera signé à Vilnius (source). Le directeur de l'Institue de Politique Ukrainienne estime que l'accord sera signé à Vilnius ou plus tard, peu importe, en raison de son importance pour l'Europe et peu importe le sort de Timochenko qui de toute manière, "ne constitue pas une alternative démocratique à Ianoukovitch" (source). Le président biélorusse n'est pas inquiet des discussions entre l'Ukraine et l'UE (source). Azarov rencontre Kwasniewski et Cox (source) et soutient que les préparations du meeting de Vilnius se poursuivent normalement dans une conférence de presse ou Bildt et Sikorski se déclarent satisfaits de la manière dont les choses se déroulent (source). 

23/10 : Le Parlement Européen vote une résolution en faveur de la signature de l'accord (source). Barroso demande à l'Ukraine de se conformer au plus vite aux conditions requises pour signer (source). pour Carl Bildt, l'association dépend uniquement des conclusions du rapport de la mission Cox (source), mais Sikorski a une position plus nuancée, estimant que le risque est de plus en plus fort que l'accord ne soit pas signé. Nous "avons besoin de résultats" précise Bildt (source). Ce même jour, Rasmussen (Secrétaire général de l'OTAN) réaffirme la position de l'organisation en 2008 concernant l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie. À savoir qu'il souhaite que l'Ukraine et la Géorgie deviennent membres quand ils rempliront les critères (source).

24/10 : Le speaker de la Rada estime que l'association peut se faire sans résoudre le sort de Timochenko (source). C'est également l'avis de l'agence américaine Bloomberg (source). Pour Azarov, les avantages de l'accord d'association et de la ZLE sont "évidents" (source). Le MAE ukrainien voit favorablement la résolution signée par le Parlement Européen (source). Le directeur exécutif de l'International Bleyzer Foundation (ONG pro-business américaine : site), Oleg Utsenko, estime que l'UE devrait modérer ses demandes à l'Ukraine eu égard au caractère "insignifiant" (par rapport à ce qu'avaient obtenu des pays comme la Roumanie et la Bulgarie) de l'aide macroéconomique qu'elle offre (610 millions d'euros) qui en plus est assortie d'une liaison avec un programme du FMI qui lui paraît inopportune (source). 

25/10 : Les États-Unis et Barroso estiment que le cas Timochenko doit être réglé avant le sommet de Vilnius (source - source), sommet où la présidente lituanienne espère que l'accord sera signé (source). Un projet de texte amendant le code des impôts en Ukraine et qui pourrait potentiellement  (s'il ne faisait rien pour le corriger d'après l'auteur) compromettre une candidature de Klitschko pourrait mettre à risque la signature de l'accord en donnant une mauvaise image de l'Ukraine d'après un expert (source). Dans une conférence de presse, Poutine affirme que l'Ukraine sera traitée comme les autres membres de l'OMC après la signature de l'accord d'association et perdra donc le bénéfice de plusieurs avantages commerciaux. Il s'interroge également sur les ressources financières de l'Ukraine pour mettre en oeuvre les nombreuses normes techniques européennes dans la mesure où l'Ukraine ne rejoint pas totalement l'UE et ne bénéficiera pas donc des prêts de l'UE (source). 

26/10 : Pour Ianoukovitch, la signature de l'accord n'empêchera pas l'Ukraine de prendre la présidence tournante de la CEI (source). Timochenko demande à ses soutiens de voter tout texte que la mission Cox estimera nécessaire pour préserver la signature de l'accord (source), le président polonais demande à l'opposition et au gouvernement de s'entendre sur cette question (source). Une délégation américaine vante les progrès réalisés par l'Ukraine, "qui devraient inspirer d'autres pays de la CEI" (source)

 

Semaine 8 : (28 octobre - 3 novembre)
 

28/10 : Laurent Fabius se dit "optimiste" sur la signature de l'accord à Vilnius (source). Jemilev, leader des Tatars de Crimée se dit favorable à la signature de l'accord d'association afin que l'UE et d'autres organisations internationales puissent suivre la situation des tatars et favoriser la restauration de leurs droits (source). La faction politique UDAR ("BLOW") de Vitali Klitschko propose de consacrer les deux prochaines semaines à l'adoption des "lois d'intégration" (source). Tout en se conformant à la position de Vladimir Poutine sur la question, Lavrov se montre mesuré dans ses déclarations estimant que les liens économiques et commerciaux ne seront pas rompus avec l'Ukraine et que des consultations se tiendront régulièrement pour lisser les difficultés (source-source). De son côté, après une réunion avec Lavrov, le MAE ukrainien se déclare convaincu que l'accord sera au final positif pour la Russie et l'Union Douanière (source)

29/10 : Ces éléments de langage sont confirmés par un communiqué du ministère le lendemain où il est affirmé que les liens bilatéraux entre Russie et Ukraine peuvent se renforcer même après la signature de l'accord d'association (source). Un responsable de Gazprom estime que la signature de l'accord d'association clôt la possibilité pour Gazprom de participer à un consortium russo-ukrainien dans le transport du gaz (source). Le speaker de la Rada écarte l'organisation d'un référendum pour l'accession à l'Union Douanière réclamée par le Parti Communiste en estimant que l'accord d'association n'est pas une entrée dans l'UE et que l'Ukraine va veiller à maintenir de bonnes relations avec la Russie (source). L'accord avec l'UE pourrait permettre de stimuler l'adoption de normes légales et techniques en conformité avec les standards internationaux d'après un représentant d'une organisation patronale (source). Le MAE ukrainien critique modérément les propos catastrophistes du conseiller du président russe Sergeï Glazyev (source). Ianoukovictch et Poutine ont échangé sur la signature de l'accord d'association à Sotchi (source) alors que le premier ministre se déclare confiant dans une coopération avec le FMI, le représentant estime que l'objectif d'une telle coopération est que l'Ukraine adopte une vaste série de réformes économiques pour résoudre sa situation économique et financière difficile (source). 

30/10 : L'ambassadeur américain affirme que les États-Unis travailleront avec l'UE à la mise en peuvre de la ZLE si l'Ukraine signe l'accord d'association (source). Les premiers signes que l'accord pourrait ne pas être signé en novembre se précisent : Le directeur du Center for Applied Political Studies estime qu'il n'y a pas d'unité en Europe sur la question de la signature de l'accord et qu'une absence de signature serait un drame "mais pour Bruxelles" car elle repousserait l'Ukraine vers la Russie (si l'UE ne s'accordait pas pour ratifier ou signer l'accord). Dans un tel cas des négociations seraient engagées avec la Russie d'après l'expert (source). Le MAE polonais estime que l'accord pourrait être signé l'année prochaine avec l'Ukraine si elle ne remplit pas les conditions (source). Le plan B d'une signature après l'élection présidentielle de 2015 serait la position de Timochenko elle-même d'après le même expert et en conformité avec ce qu'avait soutenu un eurodéputé polonais. L'UE semblait ainsi envisager un plan B, attendre un nouveau président (source). L'ambassadeur d'Espagne en Ukraine tient le même discours en estimant que si l'accord n'est pas signé à Vilnius, il le sera plus tard (source). 

31/10 : À l'occasion de l'anniversaire de Herman Van Rompuy, Ianoukovitch le remercie de son soutien et de son support pour l'intégration européenne de l'Ukraine (source). En cas d'absence de signature de l'accord, un expert du Sociological and Political Studies Center estime que l'UE ne fera pas de demandes supplémentaires à l'Ukraine jusqu'au printemps où l'accord serait sûrement signé, l'accord impliquant en lui-même de nombreuses exigences pour l'Ukraine (source).

01/11 : Standard & Poor's dégrade la note de l'Ukraine estimant que sa stratégie actuelle ne lui garantie pas suffisament de devises pour répondre à ses besoins de financements extérieurs, le rapport note que la signature de l'accord risque d'être néfaste à l'Ukraine à court et moyen terme en raison des réactions de la Russie, dans une situation financière déjà très difficile pour l'Ukraine. Moody's citait plutôt le contexte financier global pour sa dégradation, l'Ukraine devant faire face à de nombreux remboursements à la fin 2013. La pression financière est très forte sur l'Ukraine (source). Si l'accord est signé, l'UE a prévu de négocier avec le FMI pour un financement d'urgence, est également évoqué une fourniture en gaz naturel (source). Les représentants de l'UE font pression sur la Rada pour qu'un accord soit trouvé sur le sort de Timochenko (source). L'Ukraine continue de défendre une position où elle conserverait le marché européen et le marché russe dans le cadre de l'Union Douanière et de la CEI (source). D'après Eric Naiman (précité). L'UE, le FMI, et les États-Unis doivent aider l'Ukraine en raison du choix géopolitique que le pays effectue. Au lieu de cela, le FMI continue d'exiger une hausse des prix du gaz, une réduction du nombre de fonctionnaires et (de manière plus surprenante qui montre bien les difficultés budgétaires du pays) un report de la diminution de la fiscalité sur les bénéfices (source). Dans le registre de la politisation accrue de la question, Hannes Swoboda estime que Poutine doit arrêter de faire du chantage à l'Ukraine (source). De son côté Medvedev rejette les affirmations selon lesquelles les problèmes avec Naftogaz sont liés à la signature de l'accord avec l'UE (source), il encourage néanmoins les ukrainiens à demander de l'argent à Bruxelles puisque les relations seront nécessairement différentes avec la Russie et qu'elles ne permettront plus un certain nombre d'avantages (source). 
- L'ONG "Euronastup" (lancé en avril 2013 par l'activiste Serguei Bondarchuk (portrait) lance une campagne de signature pour organiser un référendum sur l'accord d'association (assez étrange dans la mesure où le référendum aurait eu du mal à être organisé avant le sommet de Vilnius, peut-être en réponse à l'initiative semblable du parti communiste, qui prétend avoir obtenu 3 millions de signatures). Sur le site de l'association on note que l'objectif est de contrer les visées impériales de la Russie et combattre la manifestation des "
совка" (terme très péjoratif qu'on pourrait traduire par "parasites"pour désigner les russes) sous toutes leurs formes  (source)

02/11 : L'administration présidentielle ne considère pas un report de la signature de l'accord d'association d'après une porte-parole, tâche de tenir ses engagements dans les temps (source). 

 

Semaine 9 (4 novembre-10 novembre)
 

04/11 : Le président de l'Institute of Ukrainian Politics estime que des informations nouvelles sur l'implication de Timochenko dans les "machinations financières" de Pavlo Lazarenko devraient adoucir les exigences de l'UE concernant la libération de Timochenko (source). Jan Tombinski, ambassadeur  polonais de l'UE en Ukraine, soutient que l'Accord d'Association ne met pas fin à la coopération avec les états de la CEI (source). Tombinski a défendu dans le passé une ligne relativement dure vis à vis de la Russie (source Wikileaks). 

05/11 : La Moldavie (source), Viktor Orban (Hongrie) (source), le commissaire européen à l'énergie (source), le speaker de la Rada (source), le Premier Ministre (source) et Ianoukovitch (source) se disent favorables à la signature de l'accord ou en louent les effets. Victoria Nuland (États-Unis) soutient le choix du président ukrainien et l'encourage à "terminer l'aventure" à Vilnius, tout en assurant du support américain après la signature (source). La présidente lituanienne estime que c'est à l'Ukraine de penser à un "plan B" pour ses relations avec l'UE si l'accord n'est pas signé à Vilnius (source).

06/11 : Jan Tombinski se déclare optimiste quant à la signature de l'accord à Vilnius (source-source). Ianoukovitch défend l'idée que l'Ukraine doit jouer le rôle d'un pont "intercivilisationnel" entre la zone Euro-atlantique et Eurasiatique, qui se traduira par une coopération vers l'est et vers l'ouest après la signature de l'accord d'association (source). Dans ce qui s'avèrera être la prédiction la moins pertinente de cette crise (où qui sera un élément permettant de souligner que la crise politique est au final peu lié à la question européenne), le directeur de l'Institute for Euro-Atlantic Cooperation, Oleksandr Sushko, estime que la stabilité de l'Ukraine ne sera pas menacée si l'accord n'est pas signé à Vilnius : "Il ne faut pas exagérer l'importance de la question (l'accord) pour l'ukrainien moyen. Il ne s'agit pas de rejoindre l'UE, mais d'un accord international qui en précise les modalités. Je suis un professionnel des questions européennes et je pense qu'il n'y aura pas un effet radical sur sur la stabilité si l'accord n'est pas signé". Il n'exclut pas une crise politique et des protestations, mais estime qu'elle ne méneront pas à une déstabilisation du pays. "Il y aura d'autres sommets dans quelques mois" : Même des experts favorable à l'orientation pro-européenne de l'Ukraine n'identifient pas de grands risques si l'accord n'est pas immédiatement signé (source). 

07/11 : L'Eurodéputé Kowal (précité), très impliqué, estime que la signature de l'accord ouvrira à l'Ukraine la porte des fonds de la Banque Mondiale pour se réformer (source). Il estime que la signature de l'accord est possible et incite Ianoukovitch à faire un geste pour Timochenko (source). Le speaker de la Rada assure à la mission Cox que la signature de l'accord à Vilinus est une priorité (source). La présidente lituanienne remet la pression en exigeant que Timochenko soit libérée et soignée à l'étranger, "les enjeux sont très élevés" (source). Des experts anticipent une détérioriation des relations avec la Russie, si l'accord est signé à Vilnius, mais qui ne seront pas "critiques" pour Kiev (source). 

08/11 : Le patronat américain voit d'un bon oeil la signature de l'accord pour l'environnement des affaires en Ukraine (source). Une responsable européenne souligne qu'il est dans l'habitude de l'Ukraine de prendre les décisions importantes à la dernière minute (source). Le PM polonais dévoile que le Secrétaire général de l'OTAN est en faveur de la signature de l'accord à Vilnius (source). Dès le 8 novembre (twitter euronastup) (réaffirmé le 15), le leader du groupe Euronastup (précité) appelle les ukrainiens à lancer un "Euromaïdan" pour défendre le choix européen de l'Ukraine (le nom restera) (source)

09/11 : Le MAE lituanien félicite le Parlement ukrainien pour ses efforts (source). Un analyste allemand développe déjà l'idée de faire prendre conscience à la Russie de ce qu'elle risque en se lançant dans une confrontation économique avec l'Ukraine (source). Le PM vient à Donestk expliquer aux représentants du Parti des Régions que l'intégration à l'Europe se fera à travers des réformes (source).

 

Semaine 10 (11 novembre - 17 novembre)
 

11/11 : La Commission Européenne, tout en se félicitant de la convocation d'une séance extraordinaire de la Rada, estime que celle-ci doit passer les deux lois en discussion sur le sort de Timochenko (source). Iatseniouk fait monter la pression en estimant qu'il n'y a quasiment aucune chance que les loi soient votées (source). Bien que le PM Azarov soutient que l'Ukraine ne rentre pas dans l'UE pour des prêts (et que la signature de l'accord n'est pas liée à cette question), il se plaint de la manière dont est gérée la promesse d'un prêt de 610 millions d'euros (promesse qui est dans les cartons depuis "3-4 ans" et est conditionnée à un accord avec le FMI) estimant que cette affaire n'est pas résolue (source). Le vice Premier Ministre estime que l'Ukraine a besoin de l'aide de l'UE dans une période difficile où l'Ukraine a fait beaucoup d'efforts pour remplir les conditions pour signer l'accord d'association. Il regrette que la Banque Mondiale n'est pas reconnu ces efforts dans son dernier classement "Doing Business" (source).

12/11 : Le directeur de la Banque de Développement Eurasiatique pointe les difficultés de Naftogaz et estime que le coût des services publics augmentera considérablement quand l'Ukraine devra passer au prix du marché pour son gaz en conséquence de la signature de l'accord d'association et de la ZLE (source). Alors que le MAE estime tout faire pour signer l'accord à Vilnius (source). L'analyste politique Kost Bondarenko (précité) estime que la balle est dans les mains de l'UE, que l'Ukraine a fait tout ce qu'il fallait, et que le pays pourrait très bien s'accomoder d'une pause dans les relations avec l'UE pendant une année, sans que cela ne signifie de se tourner vers l'Union Douanière (source). La "NATO-Ukraine Civic League" estime qu'après que la Russie ait empêché l'Ukraine de rejoindre l'OTAN en 2008, elle essaye de l'empêcher de rejoindre l'Europe désormais (source). Un sondage montre que 45% des sondés veulent une signature de l'accord d'association (contre 14% pour l'Union Douanière et 15% pour aucun des deux...) (pas de majorité absolue donc). Cependant, une majorité absolue (53%) voit le futur à long terme de l'Ukraine dans l'UE (source)

13/11 : Journée essentielle : Le Parlement ukrainien, après de longs débats, par manque de temps etc..., ne vote pas toutes les "lois d'intégration". Le speaker du Parlement doit ajourner la séance qui se termine de manière houleuse (source). Quelle est l'attitude de l'opposition ? Relativement mesurée. Iatseniouk est en pointe, demande au président de venir au Parlement réaffirmer politiquement son soutien à l'accord d'association et aux 3 projets de lois qu'il faut encore voter. Klitschko semble ne pas accorder plus d'importance que cela à la question puisqu'il déclare que "si les autorités font échouer l'accord, il sera voté par le prochain Président". Le leader de Svoboda demande que le chef de l'État donne sa chance à un futur européen (source). Quelle est l'attitude du Parti des Régions ? Son porte parole estime que l'opposition a refusé de discuter les textes de l'administration présidentielle qui permettraient de remplir les conditions de l'UE et a bloqué le travail parlementaire avec des centaines d'amendements. Il estime que le blocage du travail du Parlement est à dessein (politique). Cette dernière intervention est confirmée par le speaker de la Rada qui soutient que les textes ne sont pas prêts en raison des multiples amendements déposés (Je renvoie à la transcription des débats de la séance). Kwasniewski donne au Parlement Ukrainien un délai supplémentaire (jusqu'au 19 novembre) pour résoudre le sort de Timochenko et voter les lois (source). Iatseniouk en rajoute une couche en estimant que les "partenaires occidentaux de l'Ukraine" vont sanctionner l'Ukraine si l'accord n'est pas signé à Vilnius. Il soutient même qu'un texte, qui avait été enterré deux mois plus tôt, au Sénat américain, est déjà prêt pour prévoir des sanctions. On a donc une pression américaine forte relayée par Iatseniouk (On était déjà dans le langage de la sanction en coulisses alors même que le discours officiel était qu'il était "espéré" ou "souhaité" que l'accord soit signé") (source). Le langage se fait plus pressant du côté de la Commission Européenne et de la présidence lituanienne (source-source). Bondarenko (précité) estime que tout se jouera lors du sommet et que la balle est dans le camp de l'UE (source). 

14/11 : Le ministre des affaires étrangères se dit contre un délai dans la signature de l'accord (source). La mission Cox se dit "peu sûre" du succès de sa mission évoquant un 50-50 estimant qu'il faut une volonté politique pour réaliser l'accord (source-source). Le MAE polonais espère que l'accord sera signé à Vilnius (source), mais l'eurodéputé Zalewski estime que les chances que l'accord soit signé à Vilnius se sont réduites. Il estime comprendre que le camp Ianoukovitch évalue les conséquences pour l'Ukraine d'une dégradation des relations avec la Russie et estime que l'UE fait des concessions sur le cas Timochenko (source). Les 3 leaders d'opposition (Tyahnybok - Iatseniouk - Klitschko) demandent publiquement à l'UE de ne pas prendre une décision définitive sur l'Ukraine le 18 novembre (comme cela était prévu) et d'attendre jusqu'au sommet (source). Le vice PM russe estime que la Russie ne pourra pas coopérer avec l'Ukraine en matière de défense en cas de signature de l'accord d'association (source).

15/11 : Ianoukovitch et Barroso s'entretiennent sans que le contenu de la conversation ne soit révélé. La présidente lituanienne estime que la porte est toujours ouverte pour l'Ukraine, incitant les autorités ukrainiennes à prendre leurs responsabilités (source). Le commissaire ukrainien à la coopération avec l'Union douanière et la CEI estime que l'Ukraine perdra beaucoup en termes d'accès aux marchés de la CEI, souligne que les autorités font ce qu'elle peuvent pour minimiser ces risques (source). Anders Aslund, haut responsable à l'Institut Peterson (wikipédia) pense que l'Ukraine connaîtra une cise financière sérieuse à la fin de l'année 2013 si un accord avec l'UE n'est pas signé et immédiatement suivi d'un plan du FMI. Il enjoint donc Ianoukovitch a amnisité Timochenko, signer l'accord et trouver un terrain d'entente avec le FMI (source). Un expert de l'Heritage Foundation, Ariel Cohen, appelle les États-Unis a mobiliser leur diplomatie pour soutenir la signature de l'accord d'association en raison de son adéquation "aux intérêts natinaux américains". Victoria Nuland qui lui répondait, estime que cela a été fait (source). 

 

Semaine 11 : (18 novembre - 24 novembre)
 

18/11 : Des membres du Parti des Régions reprennent les propos du président polonais Komorowski estimant qu'une "pause" dans les relations Ukraine-UE serait souhaitable jusqu'à ce que des conditions économiques plus favorables soient remplises et estiment qu'une telle pause serait dans les intérêts nationaux de l'Ukraine si l'UE comprend que cette pause ne remet pas en cause l'intégration européenne (source). Le Conseil des MAE de l'UE ne prend pas de décision sur la signature de l'accord d'association (source). Tombinski précise qu'une décision poura être prise directement lors du sommet (source). Ashton espère que cela se fera à Vilnius et que l'Ukraine remplira alors tous les critères (

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