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Libye : Haftar réclame un gouvernement civil qui lui remettrait le pouvoir devant "l'échec" du Conseil National

Publié par Kiergaard sur 21 Mai 2014, 21:59pm

Catégories : #Géopolitique-International

Haftar sur Al-Arabiya

Haftar sur Al-Arabiya

Dans une interview qu'il vient de tenir à Benghazi, le général Haftar, qui mène l'opération "Dignité" face aux islamistes dans le pays (et qui a été rejoint par plusieurs factions de l'armée), réclame de profonds changement dans le pays.

Qui est le général Haftar ?

 

Dans son intervention, il a souligné plusieurs éléments : 

  • Le Parlement a échoué à assurer la sécurité en Libye rendant implicitement le pays, parrain du terrorisme. 
  • Il souhaite apporter une "correction" à la révolution. 
  • Il appelle le pouvoir judiciaire suprême à créer un conseil civil qui lui remettrait le pouvoir dans le pays (pendant qu'il mène l'opération contre les islamistes).
  • Un nouveau Parlement devrait être élu après cette période transitoire et il s'est engagé à remettre le pouvoir au Parlement élu.
  • Il a rappelé qu'il ne menait pas un "coup d'état" et "qu'il n'a fait que répondre aux souhaits du peuple libyen"...

 

Une période troublée s'annonce en Libye, s'il dispose de la force actuellement, les parlementaires et le gouvernement actuel ainsi que certains responsables au sein de l'armée voit d'un mauvais oeil cette semi-prise de pouvoir. Le ministère de l'Intérieur a ainsi nié à plusieurs reprises que certains corps de l'armée ait rejoint le général. Plus tôt dans la journée, le Département d'État américain avait déclarait qu'il ne condamnait, ni n'approuvait les actions du général et qu'ils n'avaient pas de contacts avec lui. Néanmoins, certaines informations parues dans la journée sur le fait qu'un chef terroriste avait été capturé et transféré aux forces spéciales US (cette information est probablement fausse) en disent néanmoins un peu sur de présumés contacts. Difficile d'imaginer une absence d'interlocuteur sur le terrain. Sur les réseaux sociaux, on voit déjà un parallèle avec Sissi en Égypte. Cependant la situation est complexe, les islamistes sont au sein du gouvernement libyen (en coalition avec le gouvernement) et une action trop radicale contre les extrémistes pourraient générer de nombreuses tensions. 

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