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Le Comité de Bâle va assouplir les règles de gestion des risques bancaires de Bâle III

Publié par Kiergaard sur 12 Janvier 2014, 16:42pm

Catégories : #Actualité économique et financière

Renoncer à des compromis adoptés pour réguler la gestion des risques bancaires ayant conduit à la crise au nom de qu'ils mettraient supposément en danger la reprise est quelque peu paradoxal. On pouvait néanmoins s'en douter...

Le bâtiment de la BIS (Bank of International Settlements)

Le bâtiment de la BIS (Bank of International Settlements)

Les régulateurs internationaux s'apprêtent à faciliter l'octroi de crédit par les banques en assouplissant, dimanche, une nouvelle réglementation destinée à limiter le risque dans leur bilan, selon des sources des régulateurs et du secteur bancaire.

Cette règle figure parmi les derniers éléments de l'accord international de solvabilité imposé aux banques, dit Bâle III, en réponse à la crise financière de 2007-2009 qui avait obligé les Etats à mettre en place de coûteux plans de sauvetage de banques sous-capitalisées avec l'argent des contribuables.

Les banquiers centraux du groupe des 20 économies les plus riches, ainsi que d'autres pays, se rencontreront à Bâle, en Suisse, pour signer la version définitive de l'accord concernant le ratio de levier censé entrer en vigueur en janvier 2018.

Ce ratio représente le rapport entre les capitaux des banques et l'ensemble de leurs actifs, sans prise en compte du risque, et s'ajoute aux règles pondérées du risque.

Il a été fixé à 3%, ce qui signifie qu'à partir de 2018, chaque banque devrait détenir des capitaux représentant 3% de l'ensemble de ses actifs.

Des sources avaient indiqué à Reuters début décembre que le Comité de Bâle devait assouplir le calcul du ratio de levier, les banques s'étant plaintes que le projet d'accord était trop sévère et les obligeait à comptabiliser les dérivés sur la base des positions brutes, qui peuvent être bien plus importantes que les positions nettes.

"Les banques pourront utiliser les positions nettes pour leurs opérations de financement à court terme. Cela aura un impact significatif", a déclaré un responsable du secteur en Europe.

Le Groupe des gouverneurs de banques centrales et des responsables du contrôle bancaire (GHOS) devrait également remettre en débat public la réglementation s'appliquant au taux dit structurel (NSFR).

A partir du début de 2018 cette règle forcera les établissements de crédit à détenir suffisamment de liquidités pour couvrir leurs engagements financiers à long terme afin de limiter leur dépendance vis-à-vis du financement à court terme.

Cela devrait permettre un traitement plus souple des prêts hypothécaires, un élément clé notamment en Australie et en Afrique du Sud.

Reuters via Les Échos

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