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Royaume-Uni : La Commission Chilcot qui enquête sur la guerre d'Irak sous pression

Publié par Kiergaard sur 14 Novembre 2013, 12:37pm

Catégories : #Géopolitique-International

Royaume-Uni : La Commission Chilcot qui enquête sur la guerre d'Irak sous pression

Depuis 1 semaine, les journaux britanniques se font écho des retards dans l'avancement du rapport d'enquête confié à la Commission Chilcot en charge de tirer les leçons de la guerre d'Irak. Si le gouvernement britannique semble trainer la patte dans la décision de déclassifier certains documents, le gouvernement américain aurait également sa part de responsabilité dans cette latence.

  • Sir John Chilcot a été chargé en 2009, par Gordon Brown, de mener une commission en charge de tirer les leçons de la guerre d'Irak. Après 4 ans de travaux, il n'est toujours pas possible de prévoir une date de publication du rapport étant donné que des autorisations clés pour accéder à des documents ou pour décider de ce qui sera publié ou non ne sont toujours pas délivrées.
  • Le site internet de l'enquête permet néanmoins d'accéder à une masse de documents imposantes (déclassifiés, publiés etc...).
  • Cependant depuis que le site internet a annoncé que le processus de finalisation et de vérifications des éléments du rapport était en cours, une attente a vu le jour, qui est désormais déçue.
  • La presse anglaise fait état de deux éléments qui bloqueraient le processus, ces deux éléments étant liés :
  1. L'absence de prise de décision par les autorités britanniques d'une requête tendant à ce que soient déclassifiées près de 150 conversations entre Tony Blair et George W.Bush (certaines avec Gordon Brown également).
  2. L'attitude des autorités américaines (Maison Blanche et Département de la Défense) tendrait à mettre la pression sur les autorités britanniques pour ne pas que ces documents soient déclassifiés puisqu'ils impliquent le président américain et pourraient nuire à terme aux relations américano-britanniques.

Pour des considérations stratégiques et diplomatiques, le gouvernement Cameron se résoudrait donc à faire trainer le processus. C'est en tout cas la thèse du journal britannique The Independant, qui développe et décode les réactions à ces éléments. Relation privilégiée avec les USA - Implication du président américain dans les discussions - Sujet hautement sensible sont des considérations prises en compte pour retarder la publication du rapport au grand dam des partisans d'un rapport complet... La crainte qui point est donc que ce soit une version totalement amputée de ses éléments les plus sensibles et qui tireraient un trait sur les responsabilités des différents acteurs qui soit rendu l'année prochaine ou en 2015 si les choses trainent en longueur...

Les discussions "au jour le jour" sur la Commission sont disponibles sur le siteIraq Inquiry Digest.

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