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La science-fiction d'Asimov a incité le FBI a s'intéresser à lui comme potentiel informateur communiste

Publié par Kiergaard sur 7 Novembre 2013, 20:40pm

Catégories : #Histoire, #USA

D'après des documents déclassifiés obtenus à travers une requête dans le cadre du Freedom of Information Act (FOIA), le site spécialisé dans ce type de requêtes Muckrock.com affirme que le FBI s'est interrogé pendant quelques années sur le cas de l'auteur de science fiction Isaac Asimov.

  • En 1960, un agent du FBI transmet une lettre au directeur du FBI J.Edgar Hoover questionnant les sympathies d'Asimov eu égard à une correspondance tenue avec l'auteur au sujet de son ouvrage "Inside the Atom". Dans cette correspondance Asimov avait discuté avec son interlocuteur de la première centrale nucléaire russe. Après quelques recherches, l'agent avait également déterminé qu'il était né en Russie et qu'il était diplômé en Russie, ses liens avec les collègues américains étaient également souligné. La lettre se conclut ainsi : "“Asimov may be quite all right. On the other hand, . . . . .”. L'histoire a donné raison à Asimov et c'est bien l'URSS qui a construit la première vrai centrale nucléaire (en 1954), néanmoins à l'époque cela avait attiré l'attention de l'agent.
  • D'autres écrits avaient été transmis à Hoover quelques années auparavant qui n'avaient nullement interpellé Hoover qui avait même répondu qu'il n'avait aucun intérêt dans les observations de son agent.
  • En 1965, un autre mémo est remonté d'un informateur selon lequel Asimov était sur une liste tenue par une antenne du parti communiste USA, liste qui recensait des personnes potentiellement à contacter ou qui pouvaient partager certaines vues. L'information est remontée et ses connexions académiques avec un potentiel informateur soviétique (nom de code ROBPROF) ont également attiré l'attention de l'agent. De plus, celui-ci notait que la science-fiction était publiée de manière aveugle par le parti communiste USA ce qui attirait également son attention. L'agent conclut un de ces mémos ainsi : "Boston is not suggesting that Asimov is ROBPROF," the memo concludes, but "he should be considered as a possibility in light of his background, which contains information inimical to the best interests of the United States."
  • En raison de ses liens soupçonnés avec l'informateur potentiel ROBPROF, Asimov est resté dans les petits papiers du FBI qui a fouillé dans ses antécédents de crédit, ses changements d'adresse et son casier judiciaire (vierge) sans rien trouver de compromettant. Cette affaire s'est terminée à la fin des années 60 (après un bon gaspillage de moyens...)

Il est toujours intéressant de voir ce qui était mis en œuvre dans le contexte de la Guerre Froide...

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