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Bilan de la conférence de Genève sur le dossier nucléaire iranien

Publié par Kiergaard sur 11 Novembre 2013, 00:00am

Catégories : #Géopolitique-International

Mise à jour : Un des points d'achoppements est probablement sur le point d'être "réglé", concernant le site d'Arak, l'Iran a trouvé un accord avec l'AIEA sur une feuille de route qui prévoit l'inspection du site.

La conférence de Genève n'a pas débouché sur un accord bien que des avancées aient été accomplies. Ce n'est pas nécessairement surprenant, même si des tensions sont apparues en plein cœur des discussions semblent-t-ils.

  • Les semaines et jours précédents les discussions ont été marquées du sceau de l'optimisme. Les déclarations américaines et iraniennes laissant bon espoir à la conclusion d'un accord.
  • Au cours des discussions, le vendredi il est apparu que de nombreux ministres étrangers se sont rendus à Genève, alimentant les rumeurs sur la conclusion imminente d'un accord. Certains ont également soutenus que chacun des acteurs auraient réagi pour équilibrer la balance.
  • Le samedi, les espoirs ont été douché par certaines déclarations : "rien n'est fait" de John Kerry et les déclarations de Laurent Fabius.
    Je renvoie à l'article du Monde et à la dépêche d'UPI pour de plus amples précisions sur le déroulement exact des discussions.
  • Une réunion de coordination "sans l'Iran" a été prévue pour lisser les divergences avant le prochain round de négociations (avec l'Iran) (source)

- Voilà ce qui ressort des diverses déclarations :
Des avancées insuffisantes pour conclure un accord (même intermédiaire) qui ne ferme pas la porte à la conclusion d'un accord "qui est sur la table" (Hague - ministre britannique). Le rôle de la France comme élément intransigeant de la conférence est mis en avant.

  • Certains s'interrogent sur les raisons de cette intransigeance française.
    - J'estime à titre personnel que la France essaye de s'affirmer de cette manière pour 2 raisons : Une volonté de prendre la main en Europe sur les affaires militaires combinée à une composition de son état-major assez proche des intérêts israéliens et américains // Volonté renforcée par la perception d'un déclin sur les affaires économiques qui tend à raidir certaines postures.
    - D'autres évoquent le fait que Laurent Fabius doit se rendre en Israël sous peu et qu'il n'était pas opportun pour lui d'y aller juste après avoir approuvé un accord avec l'Iran.
    - D'autres lient également l'attitude de la France avec les derniers agissements saoudiens (source) qui ont affirmé vouloir se rapprocher d'autres partenaires (la Jordanie et la France notamment). Les enjeux financiers et militaires étant importants, la France aurait fait le choix de faire preuve d'une grande fermeté pour ne pas remettre cela en cause.
  • Je ne suis pas loin de partager la conclusion de l'auteur de l'article précédent quand il affirme que : "France, it seems, aspires to be the European participant in the growing Saudi-Israeli power block."

Israël est bien déterminé à faire valoir ses intérêts par la voie de ses lobbyistes et de son premier ministre (source)

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